Dépendante des importations agricoles, la Chine développe à grande vitesse sa propre agro-industrie et cherche déjà des débouchés pour ses surplus. Elle vise notamment le marché européen, où elle casse les prix et fragilise les filières.
Des conserves de champignons de Paris tout droit débarquées de Pékin, de la sauce tomate estampillée « 100 % italienne » intégralement fabriquée en Chine ou même des galettes bretonnes à base de blé noir… chinois, là encore. D’année en année, la liste des produits alimentaires dont l’origine est mensongère s’allonge. Dernièrement, le scandale du lait infantile made in France, qui contenait, en fait, un ingrédient d’origine chinoise non affiché sur l’emballage, et contaminé de surcroît, a suscité une vague d’indignation.
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Après avoir méthodiquement planifié le déversement de ses surcapacités industrielles sur le marché européen, jusqu’à écraser toute concurrence dans la filière des panneaux solaires, notamment, ou déstabiliser fortement le secteur des véhicules électriques, le régime communiste de Xi Jinping serait-il en train de s’attaquer au contenu de nos assiettes ? Certains signaux faibles tendent, en effet, à le laisser penser.

