Montage photo Stéphane KipréDon Mello et Blaise Lasme
Elles sont exactement 53 personnalités qui ont été interdites de participer au premier Congrès ordinaire de leur formation politique.
À quelques jours de la tenue de son premier congrès ordinaire prévu les 14 et 15 mai 2026, le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a annoncé une mesure forte à travers un communiqué officiel portant sur la non-participation de plusieurs de ses membres à cette rencontre importante politique.
Selon le document signé à Abidjan le 12 mai 2026 par le président de séance, Emmanuel Ackah, les personnes concernées sont temporairement écartées des assises du parti en attendant l’issue de procédures disciplinaires engagées à leur rencontre.
Cette décision touche aussi bien d’anciens responsables de premier plan que des cadres intermédiaires, responsables locaux et militants de base. Parmi les personnalités citées figurent notamment d’anciens vice-présidents exécutifs, des secrétaires nationaux, des coordinateurs régionaux, des membres d’instances stratégiques ainsi que plusieurs de responsables sections en Côte d’Ivoire et dans la diaspora. Des figures connues du parti, telles qu’Ahoua Don Melo, ancien vice-président exécutif, ou encore Kipré Stéphane, ancien premier vice-président exécutif, apparaît sur cette liste rendue publique par la direction du mouvement.
Le communiqué évoque des procédures disciplinaires en cours sans toutefois préciser les chagrins retenus contre les concernés ni la nature exacte des faits qui leur sont reprochés. Cette absence de détails laisse place à de nombreuses interrogations sur les motifs ayant conduit à ces sanctions conservatoires, d’autant plus que la liste comprend des personnalités ayant occupé des fonctions stratégiques au sein de l’organisation politique.
Au total, plusieurs dizaines de membres sont concernés par cette interdiction de participation au congrès, une mesure qui intervient dans un contexte interne marqué par des réajustements organisationnels et des tensions perceptibles autour de la structuration du parti. La direction du PPA-CI préciser par ailleurs que la liste publiée demeure « non exhaustive », suggérant que d’autres cas pourraient être examinés dans le cadre des procédures disciplinaires engagées.
Ce premier congrès ordinaire du PPA-CI est particulièrement attendu, puisqu’il doit permettre au parti d’évaluer son fonctionnement interne, de consolider son organisation et de définir ses orientations. politiquel’avenir. L’absence imposée à plusieurs responsables et militants pourrait toutefois influencer les équilibres internes et nourrir les débats autour de la gouvernance du parti et de la gestion des divergences en son sein.
Par cette décision, la direction du PPA-CI semble vouloir affirmer une volonté de discipline interne et de régulation de son appareil politiquetout en laissant entendre que les sanctions définitives dépendront des conclusions des procédures actuellement en cours.
