Face à la recrudescence des pratiques dangereuses liées à l’utilisation frauduleuse du gaz butane, le Gouvernement ivoirien renforce sa stratégie de prévention et de sensibilisation afin de protéger les populations contre les risques d’incendies, d’explosions et d’accidents mortels.
Du 16 juin au 2 juillet 2026, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, à travers la Direction générale des Hydrocarbures (DGH), a mené la deuxième phase de la Campagne nationale de sensibilisation sur les dangers et les fraudes liés à l’utilisation illicite du gaz butane.
Cette vaste opération se déroule simultanément dans plusieurs localités du pays, notamment à Abengourou, Aboisso, Bonoua, Grand-Bassam, Korhogo, Bouaké, Yamoussoukro, Daloa, Man, Gagnoa, Divo, Soubré, San Pedro ainsi qu’à Abidjan, dans les communes de Port-Bouët, Anyama, Yopougon et Abobo.
Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale impulsée par le Président de la République, Alassane Ouattaravisant à promouvoir le gaz butane comme une source d’énergie domestique propre, accessible et sûre.
Sous l’impulsion du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibalyles actions de terrain ont été renforcées afin de lutter contre deux pratiques particulièrement préoccupantes : le transvasement illicite du gaz butane et son utilisation comme carburant automobile, toutes deux considérées comme de graves menaces pour la sécurité publique.
Au cours de cette campagne, les équipes de la Direction générale des Hydrocarbures ont multiplié les projections de films institutionnels, les rencontres communautaires et les démonstrations pratiques, parfois animées dans les langues locales grâce aux caravanes de sensibilisation.
Ces échanges ont permis d’informer les populations sur les conséquences dramatiques de ces pratiques frauduleuses, notamment les risques d’incendies, d’explosions et de pertes en vies humaines.
À Korhogo, le sous-directeur du Contrôle et de la Répression des fraudes, Koffi Innocent Didier, a rappelé que cette campagne poursuivie avant tout un objectif de prévention.
« Cette campagne vise à rappeler les règles essentielles de sécurité lié à l’utilisation du gaz butane et à sensibiliser les usagers aux risques d’accidents domestiques. Nous rappelons que son utilisation comme carburant est strictement interdite, conformément à l’article 5 de l’arrêté ministériel n°590 du 31 décembre 2012, qui réserve son usage aux seules fins domestiques. Le ministère entend donc renforcer les contrôles et les opérations de répression tout en restant à l’écoute des préoccupations des professionnels », at-il déclaré.
À Yopougon, la sous-directrice de la Promotion du gaz, Bouagba Herva Noelly épouse Mangoua, a lancé un appel à la responsabilité de tous les citoyens.
« Faire rouler un véhicule au gaz butane, c’est installer une véritable bombe à retardement dans nos rues. Cette pratique transforme de simples déplacements en un danger permanent pour les usagers. J’invite chaque citoyen à signaler les cas de transvasement illicite ou d’utilisation du gaz butane comme carburant en appelant gratuitement le numéro vert 1699 », at-elle insisté.
Dans toutes les régions concernées, la campagne a retenu de l’appui des préfets, des autorités administratives, des élus locaux, des forces de défense et de sécuritédes leaders communautaires, des guides religieux ainsi que des professionnels de la filière.
Cette mobilisation collective a permis de diffuser un message sans équivoque : aucun intérêt financier ne peut justifier la mise en danger de vies humaines. Les auteurs de ces infractions s’exposent à des sanctions conformément aux dispositions en vigueur.
À travers cette campagne de proximité, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie réaffirment sa volonté de faire de la sécurité lié à l’utilisation du gaz butane une responsabilité partagée.
Au-delà de la lutte contre les pratiques frauduleuses, cette initiative vise à ancrer durablement une culture de la préventionfondée sur le respect des normes de sécuritéle civisme et la vigilance collective.
En associant les autorités, les professionnels et les citoyens, l’État de Côte d’Ivoire poursuit son ambition de bâtir un environnement énergétique plus sûr, où la protection des personnes demeure une priorité nationale.
Wassimagnon
