Une secousse politique vient une fois de plus d’ébranler le Front Populaire Ivoirien (FPI). Dans une correspondance officielle et envoyée au président du parti Affi N’Guessan, le Secrétaire général adjoint Alias Boni Marc a annoncé sa démission collectif et immédiat, entraînant avec lui l’ensemble des Secrétaires nationaux, cadres, Secrétaires de section et militants membres de son cabinet politique.
Dans cette lettre formelle, Alias Boni Marc et ses collaborateurs déclarent quitter à la fois leurs fonctions et leur qualité de membres du FPI. Ils justifient leur décision par de profondes divergences politiques, organisationnelles et stratégiques qu’ils jugent désormais incompatibles avec leur vision et leur engagement initial au sein du parti. Selon les démissionaires, ces divergences se sont accentuées au point de provoquer une rupture irréversible avec les orientations actuelles du FPI.
Le courrier pointe précise plusieurs faits à l’origine de cette décision radicale, notamment le choix qualifié d’arbitraire du candidat du parti dans la circonscription de Bongouanou commune, le retrait du Secrétaire général adjoint et de son cabinet de toutes les plateformes officielles du parti, ainsi qu’une campagne de dénigrement qu’ils estiment avoir été orchestrée par le président du parti lui-même et certains cadres dirigeants. Ces éléments, selon eux, traduisent un mode de gouvernance et de fonctionnement interne qu’ils ne garantissent plus.
Malgré la fermeté de leur position, les démissionnaires ont tenu à adopter un ton empreint de retenue et de respect. Ils ont exprimé leur reconnaissance au président du parti et à l’ensemble des militants avec lesquels ils ont partagé des années de lutte politiquetout en rendant hommage à l’histoire et au combat du Front Populaire Ivoirien, formation emblématique de la scène politique ivoirienne.
La lettre de démission est accompagné d’une liste nominative de 45 membres concernés par cette décision collectif, parmi lesquels figurent des cadres, responsables politiqueensemble et militants sont issus de différentes structures du parti. En demandeur au président du FPI de « prendre acte » de leur départ et d’en tirer toutes les conséquences administratives, Alias Boni Marc et son cabinet agissent ainsi une rupture officielle et assumée.
Cette démission Le collectif ouvre une nouvelle zone de turbulences pour le Front Populaire Ivoirien, déjà confronté à des défis internes et électoraux importants. Elle pose également la question de l’avenir politique d’Alias Boni Marc et de ses compagnons, dont la prochaine orientation reste, pour l’heure, inconnue.
Jean Chrésus, Abidjan
