Au sein du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), le silence de plusieurs responsables face aux attaques répétées visant le président Tidjane Thiam commencer à susciter des interrogatoires et un malaise parmi les militants. Entre procédures judiciaires, sorties médiatiques et tensions internes, certains cadres du parti sont désormais accusés de passivité, voire de complicité tacite.
Depuis son élection à la tête du PDCI-RDA lors des congrès organisés à Yamoussoukro et à Abidjanle président Tidjane Thiam fait face à une contestation régulière portée notamment par Yapo Valérie. Au fil des mois, les initiatives attribuées à cette dernière se multiplient : convocations devant les juridictions, interventions médiatiques répétées, critiques publiques du fonctionnement du parti et attaques ciblées contre le nouveau direction du PDCI-RDA.
Certaines prises de parole, jugées particulièrement virulentes par des militants, auraient même franchi le cadre du débat politique pour toucher à la sphère personnelle et familiale du président du parti.
Dans les rangs du PDCI-RDAcette situation nourrit des incompréhensions et des frustrations, notamment chez plusieurs militants de base qui estiment que les attaques contre Tidjane Thiam reste insuffisamment combattu par les instances dirigeantes du parti.
Face à cette offensive politique et médiatique, de nombreuses voix s’interrogent désormais sur l’attitude adoptée par plusieurs responsables du parti.
Vice-présidents, hauts représentants, membres du Bureau politique ou encore cadres de l’Exécutif sont accusés par certains militants d’observer un silence prolongé alors que le président du parti est régulièrement pris pour cible.
Dans plusieurs fédérations locales, ce mutisme commence à être perçu comme une posture ambiguë. Pour certains militants, l’absence de réactions publiques fortes face aux attaques contre Tidjane Thiam pourrait fragiliser davantage l’image du parti à l’approche des prochaines échéances politiques.
« Fr politiquele silence prolongé face aux attaques contre son propre leader finit souvent par être interprété comme une forme d’approbation tacite », confie un militant concentré au sein du parti.
Des villages aux grandes villes, en passant par les campements et les hameaux, plusieurs militants disent ne plus comprendre l’absence de mobilisation visible des cadres du PDCI-RDA pour leur président défendre. Cette situation alimente des spéculations internes sur la sincérité de certains responsables politiques proches de la direction du parti.
Pour une partie de la base, le manque de solidarité affiché autour de Tidjane Thiam pourrait révéler des fractures internes encore plus profondes que celles apparues après les congrès ayant conduit à son élection.
Dans ce contexte, plusieurs militants appellent le président Tidjane Thiam à revoir son dispositif politique et stratégique afin de s’entourer de collaborateurs jugés plus offensifs et plus engagés dans la défense du parti.
Selon eux, un leader politique ne peut évoluer durablement sans un entourage capable : de répondre aux attaques politiques, de défendre son image, de protéger la cohésion interne du parti et de maintenir la mobilisation militante.
Pour ces observateurs, les adversaires politiques les plus redoutables ne sont pas toujours ceux qui attaquent ouvertement, mais parfois ceux qui choisissent le silence au cœur même de l’appareil politique.
Alors que le PDCI-RDA tente de consolider son unité et de préparer les futures batailles électorales, les tensions internes continuent de peser sur le climat politique du parti.
Entre fidélités affichées, rivalités silencieuses et interrogations sur le rôle de certains cadres, le parti fondé par Félix Houphouët-Boigny traverse une phase sensible où chaque posture politique est désormais scrutée par les militants.
Dans l’entourage de Tidjane Thiambeaucoup considèrent que les prochaines semaines seront déterminantes pour réaffirmer l’autorité du président du PDCI-RDA et resserrer les rangs autour de son direction.
Wassimagnon
