L’Assemblée nationale a obligatoirement clos, ce mardi 30 juin 2026, sa première session ordinaire de l’année. Après six mois d’activités parlementaires soutenues, le président de l’institution, Patrick Achia dressé un bilan qu’il juge positif, tout en invitant les députés à mettre à profit la période d’intersession pour renforcer le dialogue avec les populations.
Devant les parlementaires et les membres du gouvernement, Patrick Achi a présenté une Assemblée nationale engagé dans une dynamique de modernisationde performance et de proximité avec les citoyens. Selon lui, cette première session a permis de consolider les bases du fonctionnement de la Chambre avec l’installation du Bureau, la mise en place des commissions permanentes ainsi que des différents organes parlementaires.
Sur le plan législatif, le président de l’Assemblée nationale s’est félicité du travail accompli. Au total, 27 projets de loi ont été examinés, dont 26 ont été adoptés à l’unanimité.
Verser Patrick Achice résultat témoigne de la qualité du dialogue entre les groupes parlementaires et de la volonté commune de privilégier l’intérêt général.
« Une loi ne prend tout son sens que lorsqu’elle améliore concrètement les conditions de vie des populations », a-t-il affirmé.
Parmi les principaux textes adoptés figurent notamment le Plan national de développement (PND) 2026-2030, des réformes relatives au foncier rural, des dispositions en faveur des personnes en situation de handicap, des retraités, du secteur de la santé, des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que du monde agricole.
Loin d’être une période de repos, l’intersession devra être désormais consacrée au renforcement du lien entre les élus et leurs électeurs. Dans cette perspective, Patrick Achi a annoncé le lancement de l’initiative « L’Assemblée nationale hors les murs », destiné à rapprocher davantage l’institution des citoyens.
Les députés auront pour mission d’expliquer les Lois de recueillir les préoccupations des populations et de favoriser un dialogue permanent entre les institutions et les communautés locales.
Le président de l’Assemblée nationale a également dévoilé les principaux axes de modernisation qui guideront les prochains mois.
Ces chantiers concernent notamment :
le renforcement de la formation des députés, l’amélioration de l’évaluation des politiques publiques, la promotion d’un débat parlementaire plus efficace, l’accélération de la transition numérique avec l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les procédures parlementaires, la modernisation des infrastructures de l’établissement.
À l’issue de la cérémonie, plusieurs députés ont salué les résultats enregistrés au cours de cette première session.
Pour Stéphane Kipré, les nombreuses adoptions à l’unanimité traduisent avant toute la qualité du travail réalisé au sein des commissions parlementaires.
Selon lui, les débats les plus approfondis se déroulent en commission, permettant ainsi aux séances plénières de se tenir dans un climat largement consensuel.
Le député estime désormais que l’essentiel sera de retourner auprès des populations afin de leur présenter les Lois votées et de recueillir leurs préoccupations pour les transmettre au gouvernement.
Même engagement affiché par Léandre Koffi, député de la Sous-préfecture de Yamoussoukro.
Il a rappelé que la mission des parlementaires ne s’interrompt pas avec la clôture de la session.
« Nous devons retourner vers nos mandants pour leur expliquer les Lois adoptées. Ce n’est pas une période de vacances, mais une nouvelle étape du travail parlementaire », at-il indiqué.
Le député a notamment évoqué les réformes relatives à la sécurisation du foncier, aux assurances dans le secteur de l’habitat, à la coopération régionale ainsi qu’aux mesures en faveur des personnes en situation de handicap.
S’il s’est réjoui des avancées enregistrées, le député de Yopougon, Yaya Doumbia, a estimé que plusieurs dossiers restent en suspens.
Il a notamment appelé à l’aboutissement de la demande d’enquête parlementaire sur les opérations de déguerpissement, afin d’apporter des réponses aux populations concernées.
Le parlementaire a toutefois assuré que des séances de restitution seront rapidement organisées dans sa circonscription pour informer les citoyens des décisions prises par leurs représentants.
En clôturant strictement les travaux, Patrick Achi a donné rendez-vous aux députés le 1er octobre 2026, date de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année.
Il les a invités à poursuivre leur engagement au service d’une Côte d’Ivoire plus moderne, plus performante et davantage tournée vers les attentes de ses citoyens.
Wassimagnon
Par Koaci
