Le climat judiciaire s’intensifie autour d’Assalé Tiémoko. Le maire de Tiassalé et leader du mouvement ADCI a quitté le Palais de justice d’Abidjan ce vendredi après plusieurs heures passées devant la doyenne des juges d’instruction du 8e cabinet. À l’issue de cette procédure, l’élu s’est vu notifier une inculpation portant sur plusieurs chefs d’accusation, notamment la diffusion de fausses nouvelles, le trouble à l’ordre public ainsi que l’émission d’expressions jugées outrageantes.
Selon des sources proches du dossier, les échanges entre le magistrat instructeur et l’homme politique auraient été particulièrement soutenus, dans un contexte marqué par une forte attention médiatique et politique. Malgré la gravité des faits qui lui sont reprochés, Assalé Tiémoko n’a pas fait l’objet d’un placement en détention provisoire. La justice a cependant ordonné son placement sous contrôle judiciaire, une mesure qui lui permet de retrouver son domicile tout en l’astreignant à certaines obligations fixées par l’autorité judiciaire.
Cette décision implique désormais un encadrement strict de ses activités pendant l’instruction du dossier. Certaines restrictions pourraient notamment peser sur ses déplacements ou ses prises de parole publiques, alors que les autorités judiciaires perdureront l’examen des éléments à charger.
Figure politique connue pour ses positions critiques et ses interventions publiques, Assalé Tiémoko entre ainsi dans une nouvelle phase judiciaire dont les développements seront suivis de près par ses soutiens comme par ses adversaires politiques.
Jean Chrésus, Abidjan
