Selon le bilan de Santé publique France, publié ce lundi 8 juin, en Occitanie, le nombre d’entrées aux urgences pour consommation de cocaïne est de 40/100 000 passages contre 34,7/100 000 en moyenne en France.
En 2025, 6529 personnes sont passées aux urgences pour consommation de cocaïne, et 2096 personnes ont été hospitalisées, indique Santé publique Francedans un état des lieux de la consommation de drogues répartie à la hausse en 2025.
“Après une stabilisation des passages aux urgences en lien avec la consommation de cocaïne en 2024”Santé publique France fait état d’“une reprise marquée de la hausse est enregistrée, rétrouvant la tendance initiée depuis au moins 2012”, sur la base des données du réseau Oscour : on est passé de 9,6/100 000 passages en 2012, à 20,9/100 000 en 2022 (+ 118 % en 11 ans) puis 27,6/100 000 en 2024 et 34,7/100 000 en 2025 (+ 26 % en un an).
Pour les hospitalisations, la hausse est de + 22 % de 2024 à 2025.
Avec 40 passages aux urgences pour consommation de cocaïne pour 100 000 passages, toutes causes confondues, l’Occitanie voit sa situation se stabiliser depuis un an, dans un contexte de “fortes disparités régionales” : la Bretagne (61,4/100 000, + 74 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (55,9) et la Guyane (52/100 000 passages) sont les plus touchées.
Mais l’Occitanie est bien au-delà de la moyenne annuelle de passages aux urgences sur la période 2012-2023 : 24,5/100 000.
Quel est le profil des consommateurs ?
“La cocaïne est la seconde substance illicite la plus consommée dans le monde après le cannabis”, rappelle Santé publique France : “En 2023, 10 % des adultes en ont déjà consommé dans leur vie et 3 % en ont consommé au cours des 12 derniers mois”.
Toujours selon Santé publique France, 14 000 personnes ont été prises en charge dans des centres spécialisés, les CSPA, pour consommation de cocaïne en 2022, contre 33 000 pour l’héroïne et 54 000 pour le cannabis.
La consommation de cocaïne occasionne des troubles cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, thrombose) et psychiatriques (dépression, crise de panique, paranoïa).
Quel est le profil des consommateurs ? Des hommes à 71 %, avec un âge médian de 32 ans.

