Le militant panafricain Kémi Séba restera en détention en Afrique du Sud après le rapport de son audience de mise en liberté sous prudence, désormais fixé au 11 mai, a indiqué la justice à Pretoria.
Lors de sa comparaison, le parquet s’est opposé à sa libération, accusant l’activiste de planifier des « attentats terroristes en Europe ».
Des accusations fermement rejetées par son avocat, qui dénonce « un climat de suspicion » autour de son client.
Arrêté le 13 avril aux côtés de son fils et de François van der Merwe, chef du groupe nationaliste Bittereinders, Kémi Séba est soupçonné d’avoir tenté de quitter illégalement le territoire.
Selon les enquêteurs, une société de sécurité aurait été sollicitée pour faciliter un passage clandestin vers le Zimbabwe, avant un départ prévu vers l’Europe.
Lors de l’interpellation, les autorités ont saisi plus de 315 000 rands en espèces, supposément prévues à rémunérer des passeurs.
Une enquête financière a été ouverte pour retracer les flux d’argent liés à cette opération présumée.
Recherche au Bénin pour incitation à la rébellion après un coup d’État manqué en décembre, Kémi Séba a également déposé une demande d’asile politique en Afrique du Sud, selon son avocat Sinen Mnguni.
Cette affaire pourrait connaître de nouveaux rebondissements dans les prochaines semaines.
