Le président du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (Synap-CI), Koné Moussaa animé une conférence de presse au siège de l’organisation, au Plateau, pour expliquer les raisons du blocage actuel de la commercialisation du cacao. Selon lui, la situation, également bien connue aux ports d’Abidjan et de San Pedro que dans les principales zones de production, nécessite désormais une intervention urgente des autorités et de l’ensemble des acteurs de la filière.
Verser Koné Moussale ralentissement est directement lié à l’épuisement des 900 000 tonnes initialement mises à la disposition des exportateurs et écoulées lorsque les prix les mondiaux étaient en hausse, période durant laquelle le prix bord champion était fixé à 2 800 F CFA.
À présent, avec la baisse des cours internationaux, les exportateurs rechigneraient à maintenir le même niveau d’achats bord championce qui crée un goulot d’étranglement dans toute la chaîne de commercialisation.
Le Synap-CI affirmer avoir constaté le début du ralentissement dès le 15 novembre 2025.
Les équipes du syndicat ont notamment relevé la fixation du prix de ramassage à 100 F CFA, un tarif jugé intenable pour les opérateurs et préjudiciable pour les producteurs.
« À 100 F, il est impossible de transporter le cacao de l’arrière-pays vers Abidjan. Cela ne couvre même pas les coûts du transport », a dénoncé Koné Moussa.
Selon le président du Synap-CIle cacao issu de la grande campagne, payé à 2 800 F CFA, est en train d’être traité comme celui de la campagne intermédiaire, ce qui entraînera des pertes colossales pour les producteurs ivoiriens.
« Les producteurs perdre des milliards si rien n’est fait », at-il mis en garde.
Koné Moussa a rappelé qu’une situation similaire avait été vécue lors de la campagne 2016-2017, laissant de nombreux producteurs fragilisés.
Face à ce qu’il qualifie de « blocage programmé », Koné Moussa a annoncé le lancement d’une action d’envergure nationale à partir du lundi 8 décembre 2025.
Objectif, documenter le blocage, exposer les difficultés rencontrées par les producteursalerter l’opinion nationale et internationale.
Des équipes du Synap-CIaccompagnés de commissaires de justice (huissiers), seront déployés sur plusieurs sites où sont stockées d’importantes quantités de cacao destinées à la campagne principale (qui s’achève en mars).
Ces stocks, prévient-il, risquent d’être dépréciés si leur écoulement continue d’être freiné.
« À partir de lundi, nous prenons nos responsabilités et mettrons le système devant les faits accomplis », a déclaré le président du syndicat.
Koné Moussa a indiqué que l’action, une fois lancée, se poursuivra tout au long du mois de décembre, jusqu’à obtenir des réponses concrètes des autorités et des principaux acteurs de la filière cacao.
Wassimagnon
Par Koaci
