Des manufactures créées par Colbert à l’attention de l’aristocratie aux grandes maisons contemporaines présentes sur tous les marchés, l’historienne décrypte l’évolution et la tradition du luxe hexagonal conscient de son rôle politique, culturel et économique.
Le luxe s’appuie sur trois fondamentaux : un artisan ou un créateur qui vend des produits de qualité, un client pour les acheter et un média pour en parler. 1826, à cet égard, est une année cruciale, puisqu’elle voit naître à quelques mois d’écart Charles Frédéric Worthl’inventeur de la haute couture parisienne, la future impératrice Eugéniequi va dicter les étiquettes et les modes de son siècle, et Le Figaro, infatigable témoin de l’air du temps raconté à ses lecteurs les plus élégants…
Deux cents ans plus tard, Worth n’est plus, mais il a laissé place à LVMH, Chanel, HermèsKering ou Cartier. Les clients du luxe hexagonal sont aujourd’hui plusieurs centaines de millions dans le monde entier. Et Le Figaro continue de couvrir le secteur, des podiums des défilés aux présentations de haute joaillerie et aux salons horlogers… De la cour de Versailles à la Fashion Week de Parisdécryptage d’un « soft power français » avec l’historienne Sophie Kurkdjian.
« Il faut rendre à la mode sa dimension culturelle et parler aux communs des mortels » : la créativité peut-elle encore sauver le luxe ?
LE FIGARO. – Avant même…

