« L’équipe met en lumière le meilleur de l’Espagne », titre Le Mondequi salue un groupe qui incarne « la jeunesse et l’audace », un « football audacieux et technique ». L’Espagne est devenue championne du monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation. Score final 1-0 face à l’Argentin. « Gloire à Ferran dont le but à la 106e minute vaut une étoile », poursuit le quotidien espagnol. « Ce n’est pas mon mais, c’est celui de 47 millions de personnes, a assuré le joueur après la rencontre. C’est le destin, on a gagné pour notre peuple », poursuit-il.
Les Espagnols ont remporté leur deuxième Coupe du monde après avoir vaincu l’Argentin de Lionel Messi, qui n’a cadré aucun tir jusqu’à la 117e minute de jeu. « L’Espagne entre désormais dans la légende, CV El País. (…) La Roja a provoqué la déroute de la légendaire équipe d’Argentine, l’a submergée par son jeu, l’a grignotée par une succession de tirs timides et l’a finalement achevée d’une frappe du gauche ».
La supériorité des Espagnols
La presse souligne la supériorité des Espagnols. « Les nouveaux roistitre L’Équipe à Paris. L’Espagne reste invaincue lors de ses 38 derniers matchs toutes compétitions confondues, c’est la plus longue série jamais réalisée par une équipe européenne ou sud-américaine dans l’histoire. »
« Il faut être deux pour un beau match de football et l’Espagne, la meilleure équipe de la Coupe du monde 2026, aura été trop seule (…) à avoir l’ambition de s’occuper du ballonécrit Le Monde. Elle décroche sa deuxième étoile deux ans après avoir gagné l’Euro, tandis que l’Argentin de Lionel Messi, qui rêvait d’un doublé, sort par la petite porte des équipes dont on se souviendra, pas nécessairement pour les bonnes raisons ».
Les larmes de Lionel Messi
Le capitaine argentin, Lionel Messi, « a fondu en larmes après avoir reçu la médaille de finaliste, pour ce qui pourrait être ses adieux à l’Albiceleste et sa dernière Coupe du monde », écrit Page12 à Buenos Aires.
« Merci Léo, tu nous as déjà rendus tellement heureux », titre La Nation. Pour le quotidien argentin, l’attaquant « a quitté sa Coupe sixième du monde et sa troisième finale, le cœur lourd mais la tête haute. (…) Alors que Messi pleurait, des millions d’Argentins à travers le monde pleuraient avec lui », poursuit le journal.
Il n’y a pas que le capitaine qui a été gagné par l’émotion, en conférence de presse, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a commencé à répondre aux questions des journalistes avant de quitter la salle en larmes.
Remise du trophée « gênante »
La presse américaine, elle, note que la cérémonie de remise du trophée était « un peu gênant ». « Le président a été copieusement hué à son entrée sur le terrain après la victoire de l’Espagne », écrit le Washington Post. Après avoir remis la Coupe aux vainqueurs, le président américain est resté sur l’estrade lorsque l’équipe a soulevé le trophée. Le président de la Fifa, « Gianni Infantino a éloigné Donald Trump de l’équipe pendant les célébrations », poursuit le quotidien qui rappelle que le locataire de la Maison Blanche considérait cette compétition « comme l’un des événements phares de son mandat ».
« Trump est notoirement sensible à l’image que le public se fait de sa popularité, écrit L’Athlétisme. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles il n’a assisté à aucun match avant la finale ». Car selon les sports, le public ne réserve pas le même accueil au président américain, explique le média sportif : « Lors des matchs de football universitaire dans les États traditionnellement républicains, Donald Trump a souvent été acclamé. Il est également apprécié des amateurs de sports de combats et notamment de MMA. Mais lors d’autres événements, il a été hué par une majorité de spectateurs », (…) notamment à l’US Open de tennis et lors de « matches de baseball et de football américain dans la région de Washington, DC ».
Le sport devient un baromètre de la popularité du président américain. Donald Trump, lui, s’est félicité d’avoir accueilli ce Mondial et a déjà affiché sa volonté d’organiser une nouvelle Coupe du monde. Il faudra attendre un peu, la prochaine en 2030 a été accordée au Maroc, au Portugal et à l’Espagne, et la suivante, en 2034, à l’Arabie saoudite.

