Les responsables syndicaux (Ph Koaci)
La Coalition des Syndicats des Ministères sans Prime (COSYMIS-PRIME) affiche une nouvelle dynamique dans son combat pour l’instauration d’une première au profit des fonctionnaires des ministères qui en sont encore dépourvus. Réunis en conclave à Grand-Bassam, les responsables de cette organisation regroupant une dizaine de syndicats ont procédé à une réorganisation de leur structure afin de renforcer leur stratégie de revendication.
À l’issue des travaux, Nohonain Ange MartialSecrétaire général national du SYNACULTURE, a été reconduit au poste de porte-parole principal de la coalition. Surnommé « Général Gbotrogbogbou », il hérite d’une mission axée sur le renforcement de la mobilisation des différentes bases syndicales et la consolidation de l’unité entre les ministères concernés, dans l’objectif de porter plus efficacement la revendication relatif à la prime.
La coalition entend également élargir son front d’action. Dans cette perspective, son porte-parole a été mandaté pour engager des discussions avec les principales faîtières syndicales du secteur de l’Éducation afin d’examiner les possibilités d’une action concertée. Des représentants de ces organisations ont d’ailleurs pris part aux échanges et ont exprimé leur disponibilité à coordonner leurs initiatives avec la COSYMIS-PRIME. Les parties définiront désormais les modalités pratiques de cette collaboration.
Pour les responsables syndicaux, cette volonté de convergence marque une étape importante vers la constitution d’un front commun susceptible de faire avancer le dossier de la première. Ils estiment que l’unité des organisations concernées constitue un levier essentiel pour obtenir un gain de cause.
Par ailleurs, le silence observé jusqu’à présent par les autorités sur cette revendication continuer d’alimenter les interrogations au sein des fonctionnaires. Face à l’absence d’évolution du dossier, plusieurs organisations syndicales laissent entendre que des actions pourraient être envisagées dans les prochains mois afin de faire entendre leurs revendications.
Jean Chrésus, Abidjan
