
Emily est une jeune femme qui vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Un jour, une lettre arrive : elle doit vendre la maison, en indivision.
Pauline Peyrade nous offre avec Les Habitantes l’histoire d’Émilie, une femme qui vit depuis toujours dans la maison de sa grand-mère, Moon. C’est là qu’elle a grandi, là qu’elle reste, comme si ce lieu faisait partie d’elle. Pas par nostalgie, mais parce que cette maison est un refuge, un monde à part où chaque détail compte : le bruissement des feuilles, le vol des insectes, la lumière sur l’étang. Pourtant, un jour, des lettres arrivent. Sur lui demande de vendre. Émilie se retrouve menacée de perdre ce qui la rattache à la vie.
L’autrice aura mis trois ans pour écrire “Les habitantes”. Pauline Peyrade n’aime pas les romans explicatifs : avec ce roman, elle n’avait pas en tête d’écrire de grands affrontements mais plutôt de raconter la vie d’une femme qui fait face à une violence systémique.
Je ne voulais pas que l’écologie soit le sujet central du roman mais plutôt une manière de l’écrire.
Elle ne concentre pas l’intrigue sur le combat intrafamilial mais cherche à raconter un autre rapport au monde en lutte contre le patriarcat et le capitalisme. Elle reconstitue le lieu qui habite le roman : insectes, végétaux : par la lecture, sur les ressentis, sur les rencontres, elle a créé des présences dans le livre et raconter des histoires par les sensations.
Invitée : Pauline Peyrade, écrivaine et dramaturge. Formée à l’écriture théâtrale, elle se consacre à des récits où les émotions et les relations humaines occupent une place centrale. Fils premier roman, L’Âge de détruire publié aux éditions de Minuit remporter le prix Goncourt du premier roman en 2023.
« Les habitantes » également publié aux éditions de Minuit, vient de remporter le Prix du Livre Inter 2026.
Programmation musicale : l’artiste Etienne Daho en duo avec l’artiste Alan Stivell avec le titre “An hanv” (qui veut dire “L’été”) une chanson en hommage à Frank Darcel du groupe Marquis de Sade disparu en 2024.

