Un accord entre les États-Unis et l’Iran n’a toujours pas été trouvé, malgré la nouvelle proposition de paix de Washington. Téhéran a répondu aux demandes américaines.
L’essentiel
- La guerre en Iran se poursuit, ce samedi 23 mai. Les tensions entre Téhéran et Washington restent extrêmement fortes. Donald Trump a lors assuré d’une conférence de presse que les Etats-Unis allaient récupérer l’uranium enrichi de l’Iran pour “le détruire”. De son côté, le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a toutefois donné pour destinataire de ne pas exporter l’uranium, ont déclaré deux sources iraniennes de haut rang à Reuters.
- Les négociations sur la fin de la guerre en Iran se poursuit, sans aboutir. Après la visite du médiateur pakistanais dans la capitale iranienne, l’Iran a déclaré “examiner” une nouvelle proposition de paix des Etats-Unis. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a reproché samedi aux Américains d’avoir des “positions contradictoires et demandes excessives répétées”.
- Le détroit d’Ormuz par lequel transite 20% du pétrole mondial est toujours bloqué par l’Iran. Téhéran se sert du passage pour mettre la pression aux Etats-Unis et à fait trois annonces : il a évoqué la taxation des câbles internet sous-marins passant dans le détroit d’Ormuz, le sabotage de ces mêmes câbles et a officialisé la création de l’Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA), un organisme censé gérer le détroit. Cet organisme a déjà revendiqué la gestion totale d’une zone allant jusqu’aux eaux au sud du port émirati de Fujaïrah. Donald Trump, lui, exige la suppression des pénalités pour les navires transitant par le détroit d’Ormuz : “Nous voulons qu’elle soit ouverte, nous voulons qu’elle soit gratuite. Nous ne voulons pas de pénalité”, a-t-il déclaré. “C’est une voie navigable internationale”, conclut-il.
- Au Libanune prolongation du cessez-le-feu avec Israël pour une durée de 45 jours a été actée à l’issue de pourparlers libano-israéliens à Washington. Les bombardements israéliens se poursuivant : deux frappes israéliennes ont tué vendredi dix personnes dans le sud du Liban, a annoncé le ministère libanais de la Santé. Au moins 3 111 personnes ont été tuées et 9 432 blessées par des attaques israéliennes au Liban depuis le 2 mars, selon les derniers chiffres du ministère de la santé libanais.
En direct
14h45 – L’avertissement de l’Iran en cas de reprise du conflit
Les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran vont-elles aboutir ? Donald Trump s’est dit prêt à reprendre les frappes au cas où un accord ne serait pas trouvé. Téhéran a prévu samedi une mise en garde à Washington. “Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu”, a souligné Mohammad Baghar Ghalibaf, le principal négociateur iranien, selon Le Monde. Son message est directement destiné à Donald Trump. Si le président américain « commet un autre acte insensé et relance la guerre », les conséquences « seront certainement beaucoup plus écrasantes et amères pour les États-Unis que le premier jour de la guerre ».
14h30 – Le ministre israélien Ben Gvir était, à compter de ce jour, “interdit d’accès au territoire français”
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a annoncé samedi 23 mai que le ministre israélien Ben Gvir était, à compter de ce jour, “interdit d’accès au territoire français”, dénonçant des “agissements inqualifiables à l’égard des citoyens français et européens passagers de la flottille Global Sumud”. La décision du ministre des Affaires étrangères français intervient après la diffusion d’une vidéo montrant des militants de la “flottille pour Gaza” se faire humilier en détention.
À compter de ce jour, Itamar Ben-Gvir est interdit d’accès au territoire français.
Cette décision fait suite à ses agissements inqualifiables à l’égard des citoyens français et européens passagers de la flottille Global Smud.
Nous désapprouvons la démarche de cette flottille
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) 23 mai 2026
12h15 – Israël : un “avion hostile” détecté dans le nord du pays
Alerte en Israël. Selon les informations relayées par Le Mondeles sirènes ont retenu dans le nord du pays, ce samedi 23 mai. L’armée israélienne affirme avoir détecté “l’infiltration d’un avion hostile” près de la frontière avec le Liban.
11h53 – Les reproches de l’Iran aux États-Unis
L’Iran accuse les États-Unis de vouloir saboter les négociations visant à mettre fin au conflit. Téhéran estime que Washington a des “exigences excessives”. Selon les agences Tasnim et Fars, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a fait partie dans une discussion avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Gutierres des “positions contradictoires et demandes excessives répétées” de la part des États-Unis.
En savoir plus
Le début de la guerre en Iran, lancé par les Etats-Unis et Israël
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe de frappes sur l’Iran. Côté israélien, l’opération est nommée “Roaring Lion” (Lion rugissant), côté américain “Epic Fury” (“Fureur épique”). Les objectifs vont du renversement du régime à l’affaiblissement du programme nucléaire iranien, en passant par la destruction des capacités militaires de la République islamique, jugées comme une menace, notamment par Israël.
En plus de cibler l’arsenal iranien, la coalition israélo-américaine va mener une campagne d’élimination des dirigeants iraniens. Un nombre important de personnalités politiques du régime sont tuées dès les premières heures du conflit, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau le 8 mars 2026, a lui aussi été ciblé et son état de santé va rapidement faire l’objet de spéculations.
La réplique de l’Iran et la contagion au Liban et au Moyen-Orient
Dès le 28 février 2026, l’Iran a répliqué aux frappes des Etats-Unis et Israël, en lançant des centaines de drones et missiles balistiques vers Israël et vers les bases militaires américaines dans le Golfe, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d’Ali Khamenei, le Hezbollah, allié de l’Iran, a lancé depuis le Liban des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël. L’armée israélienne a qualifié cette offensive de « déclaration de guerre officielle » et a lancé une vaste campagne de bombardements au Liban.
Le 2 mars 2026, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, bloquant instantanément de nombreux navires de fret et pétroliers, et suspendant une partie importante du trafic pétrolier mondial. L’Agence internationale de l’énergie a qualifié cette fermeture de “plus forte perturbation d’offre de l’histoire”.

