Le tribunal a rendu son verdict dans l’affaire Zigui Ibrahim, militant du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire, le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo.
Poursuivi pour « provocation à l’insurrection » et « troubles à l’ordre public », Zigui Ibrahim a été déclaré coupable des faits qui lui étaient reprochés. À l’émission du procès, la juridiction compétente l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’à une amende de 20 millions de FCFA.
Selon les éléments retenus par l’accusation, le prévenu aurait tenu des propositions et posés des actes jugés de nature à troubler l’ordre public et à inciter à la contestation. insurrectionnelle. Le tribunal a estimé que les faits étaient suffisamment établis pour justifier une condamnation ferme.
Ce verdict intervient dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes entre le pouvoir et certains partis de l’opposition. L’affaire suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la classe politique et parmi les militants du PPA-CIqui dénoncent une décision à caractère politiquetandis que d’autres y voient l’application stricte de la loi.
Du côté du parti de Laurent Gbagboplusieurs cadres et sympathisants réclament la libération du militant condamné et appellent à un apaisement du climat sociopolitique. Aucune déclaration officielle n’avait encore été publiée au moment de la rédaction de cet article concernant un éventuel appel de la décision.
Cette condamnation relance le débat sur la liberté d’expression politiqueles limites de la contestation et la gestion des tensions sociopolitiques en Côte d’Ivoire.
Wassimagnon
