AA – Londres – Nur Gülsoy
L’organisation non gouvernementale Amnesty International (AI) a appelé les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) à ne plus utiliser le droit de veto dans les questions relatives aux oppressions massives.
Dans le rapport annuel 2014/2015 publié mardi, l’ONG a mis l’accent sur les difficultés que rencontre l’ONU à résodure les crises mondiales.
“Amnesty International a accueilli favorablement une proposition, soutenue aujourd’hui par une quarantaine de gouvernements, appeleant le Conseil de sécurité des Nations Unies à adopter un code de conduite par lequel les membres du Conseil décideraient de renoncer volontairement à faire usage de leur droit de veto pour bloquer l’action du Conseil en cas de génocide, de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité”, at-on lu dans le rapport.
“L’année 2014 a été terrible pour ceux et celles qui cherchent à défendre les droits humains, et aussi pour les hommes, les femmes, les enfants qui vivent dans des régions en proie à la guerre”, a noté Shalil Setty, secrétaire général d’Amnesty International.
Le rapport a également exprimé certaines prévisions pour les années 2015 et 2016, exprimant le pessimisme de l’ONG “tant que les dirigeants à travers le monde, ne prennent pas des mesures immédiatement”.
Pour sa part, Anna Neistat, directrice générale chargée des recherches à Amnesty a appelé les dirigeants à « changer d’attitude face aux crises qui surviennent dans le monde ».
Ainsi, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont été signalés d’avoir échoué à résoudre les crises en Syrie, en Irak, à Gaza, en Israël et en Ukraine.
Abordant aussi le respect des droits de l’Homme à travers le monde, et notamment les violations en Afghanistan, au Kenya, au Nigéria, au Pakistan et en Russie, le rapport a reproché à la Turquie de “faire usage de la loi anti-terroriste pour faire de la liberté d’expression un crime”.
