À la foire de Paris, les artisans du Made in France réduisent les conséquences de la guerre
C’est le décorum habituel des grandes conventions : pictogrammes colorés, kakémonos, grandes banderoles, labyrinthes de barrières de sécurité. Et au milieu de celui-ci, à l’ombre de l’immense visite Triangledes milliers de personnes ont assisté ce jeudi matin à l’ouverture de la Foire de Paris. Ce grand festival annuel de commerce créé en 1904 a lancé ce jeudi 30 avril sa 122ème édition, qui s’achèvera lundi 11 mai prochain.
Cette année, le grand salon met à l’honneur le fabriqué en France à travers l’événement Fabriqué à Paris. Dans des espaces délimités par un liseré tricolore collé sur le sol, des centaines d’artisans tentent d’attirer le chaland. Mais en longeant les stands, un même sujet revient avec insistance : les difficultés d’approvisionnement liées à la guerre au Moyen-Orient.
Stéphane, 59 ans, fondé MyEssenciel, spécialiste de l’ébénisterie de précision. Il y a trente ans, il a du flairé «un créneau avec l’éco-responsable». Montres, lunettes de soleil : l’artisan expose «ses plus belles pièces»toutes en bois, cuir et verre français. Mais depuis le début du conflit, les charges s’accumulent. «Tout a augmenté : les matières premières, le transport, le carburant»dit-il.

