Le hockey sur glace masculin à Paris lors des Jeux olympiques des Alpes françaises 2030 ? Si l’option est désormais étudiée par le comité d’organisation, Fabrice Pannekouckeprésident d’Auvergne-Rhône-Alpes, a déjà son veto. Il a été très clair ce mercredi 29 avril lors d’un point presse de la Solideo, en charge des ouvrages pérennes : « Il n’échappea à personne que c’est une candidature des Alpes françaises. Si ma géographie est bonne, Paris n’en fait pas partie. Ce qui ne se passerait pas à Nice ou peut-être ailleurs dans le Sud, ça aura lieu dans le Nord (en Auvergne-Rhône-Alpes, NDLR). »
Cette position ne peut que plaire à la société TrillStage qui exploite la LDLC Arena à Lyon-Décines. Fils patron, Alexandre Aulasa pu échanger au téléphone, ce mercredi, avec Edgar Grospiron après avoir reçu une lettre officielle du président du comité d’organisation. Se pose d’abord la question du principal critère mis en avant par le Cojop : « Dans sa configuration hockey sur glace, l’enceinte offre notamment une capacité de 10 000 places, dont plus de 1 500 places en espaces hospitalités de haut standing, répondant aux standards des plus grandes compétitions mondiales », rassure la LDLC Arena. Celle-ci accueillera d’ailleurs les Mondiaux de hockey sur glace en 2028 avec l’Accor Arena de Paris.
D’autres villes comme Gap consultées
Comme pour celui de la capitale, le site lyonnais aura à envoyer au comité d’organisation un dossier complet d’ici une dizaine de jours. Ils ne seront peut-être pas les seuls en poux. Renaud Muselierprésident de la Région Sud/Paca, a demandé au Cojop de prendre contact avec d’autres villes potentiellement intéressées : « Ils se mettront en lien avec Gap et Marseille. Comme Fabrice Pannekoucke a pu le faire avec Grenoble et Albertville, il faut qu’ils puissent donner leur avis et qu’ils ne se sentent pas exclus. » Il s’agit plus d’une consultation de forme, la jauge minimale de 10 000 places étant exigée.
Surtout, Renaud Muselier ne ferme pas totalement la porte à la capitale azuréenne pour le hockey sur glace masculin : « Je souhaite garder la totalité du pôle glace (avec le patinage artistique, le curling, le short track et le hockey féminin, NDLR) à Nice et on fait tout pour. »
Une décision doit être précisée le 11 mai par le bureau exécutif du comité d’organisation avant d’être soumis à la fédération internationale de hockey sur glace et au comité international olympique. La carte des sites doit être, elle, validée fin juin.

