La salle du Puits a accueilli samedi 25 avril les militants de la France Insoumise pour une journée alliée formation militante et conférence publique. « Les premières Amfis (NDLR, rencontres annuelles) organisées dans le Jura sont conçues comme un espace ouvert à tous les citoyens qui s’interrogent sur la situation politique et souhaitent agir en réponse à la montée du RN dans le Jura », a expliqué le Lédonien Hirving Fleck.
« Cette journée intervient dans un contexte local tendu », a ajouté Véronique Asnar, du haut Jura, en allusion aux récents actes de vandalisme et menaces à Lons-le-Saunier. « C’est gagnable : les dernières campagnes électorales l’ont montré », ont déclaré les militants qui souhaitent tourner la page de dix ans de politique macroniste. « Nous avons des choses à dire contre la guerre, pour le social, pour l’écologie, pour une vraie démocratie participative. »
« Les gens ont besoin de s’identifier »
Mathilde Hignet, ouvrière agricole, élue députée d’Ille-et-Vilaine en 2022, réélue en 2024, est membre de la Commission des affaires économiques. Elle est venue apporter son expérience de quatre années à l’Assemblée nationale et expliquer comment elle s’est ancrée concrètement dans son territoire rural.
« Les gens ont besoin de s’identifier dans leurs représentants politiques. Je m’investis dans les luttes locales sur le terrain comme pour l’hôpital public, je fais le lien, les retours du travail à Paris où j’interpelle, car nous ne sommes pas encore majoritaires. La France Insoumise ne cède pas face aux pressions, aux lobbys. Avec notre programme de rupture, écologique et social on se réancre là où on voit la montée de l’extrême droite. C’est une stratégie sur le long terme mais il y a des réserves de voix dans l’abstention. »
L’après-midi, Alexis De Brito, docteur en science politique, spécialiste du vote populaire en milieu rural, a ouvert des pistes pour comprendre l’essor des votes pour le RN et a invité LFI à porter un contre-discours de gauche dans les campagnes.

