Close Menu
abidjantimes
    What's Hot

    Club de tennis : trois champions de l’Hérault

    July 9, 2026

    Des échanges de frappes au Moyen-Orient, une escalade entre l’Iran et les États-Unis

    July 9, 2026

    Soudan du Sud : quinze ans d’indépendance, mais toujours pas de célébrations

    July 9, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    TRENDING
    • Club de tennis : trois champions de l’Hérault
    • Des échanges de frappes au Moyen-Orient, une escalade entre l’Iran et les États-Unis
    • Soudan du Sud : quinze ans d’indépendance, mais toujours pas de célébrations
    • Football, les autres terrains : en Côte d’Ivoire, le football freestyle jongle entre sport, art et performance (4/5) – Reportage Afrique
    • «C’est terrible. On est très, très loin du fair-play pour tous les pays»
    • La Russie poursuivra "fils soutien" militaire aux États du Sahel, assure Sergueï Lavrov à Niamey
    • France – Maroc en direct
    • Accord migratoire franco-britannique : une commission parlementaire dresse un « constat d’échec »
    Thursday, July 9
    abidjantimesabidjantimes
    Subscribe
    Thursday, July 9
    • Accueil
    • Politique
    • International
    • Finance
    • Éducation
    • Santé
    • Agriculture
    • Sport
    • Mode
    abidjantimes
    Home » L’histoire oubliée du football féminin, revisitée dans la BD «Le Match du siècle» de Julie Billault – Invité culture
    April 8, 2026

    L’histoire oubliée du football féminin, revisitée dans la BD «Le Match du siècle» de Julie Billault – Invité culture

    news30By news30April 8, 2026 Mode 6 Mins Read
    L’histoire oubliée du football féminin, revisitée dans la BD «Le Match du siècle» de Julie Billault – Invité culture
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    L’histoire oubliée du football féminin, retracée en bande dessinée : dans Le Match du Sièclela scénariste Julie Billault et le dessinateur Seb Piquet remontent dans le temps, jusqu’à la Première Guerre mondiale. Une époque où les femmes ont remplacé leurs maris partis au front à l’usine – et aussi sur les terrains de football. La pratique suscite l’engouement du public. Pourtant, à la fin de la guerre, elle est interdite, et ce jusque dans les années 1970. Une histoire méconnue et pourtant symptomatique des avancées des droits des femmes au siècle dernier.

    RFI : Julie Billault, vous co-signez avec le dessinateur Sébastien Piquet la BD Le Match du siècle. De quoi parle cet ouvrage ?

    Julie Billault : L’idée, c’est de raconter comment le football s’est imposé en Angleterre pour les femmes pendant la Première Guerre mondiale, puisqu’elles ont pris la place des hommes dans les usines, et comment cet engouement pour ce sport s’est fait de plus en plus fort. Jusqu’au retour des hommes où, peu de temps après, la Fédération anglaise édite un interdirec’est-à-dire une interdiction peu ou prou pour les femmes de pratiquer le football. Et cette interdiction va durer 50 ans.

    Le match du siècle, qui donne son nom à la BD, c’est cette rencontre du 23 mars 1920 entre l’équipe féminine de Liverpool et leurs adversaires écossais. En tout cas, c’est comme ça que c’est raconté dans la BD. Mais en réalité, après ce match, les footballeuses continuent de jouer, et la BD court jusque dans les années 1970. Pourquoi avoir choisi cette date du 23 mars 1920 ?

    C’est ce jour-là que l’on va enregistrer la plus grosse richesse pour un match de football joué par des femmes pendant 100 ans. Il se déroule à Goodison Park, un stade où joue aujourd’hui l’équipe d’Everton. Le match se déroule à guichets fermés, avec plus de 50 000 spectateurs à l’intérieur et 15 000 à l’extérieur. Pour moi, c’était vraiment essentiel pour montrer l’engouement, presque six mois avant que ça soit totalement interdit. Ce n’est pas une interdiction qui est prononcée parce que l’intérêt décline ; c’est une interdiction qui est prononcée parce qu’il ya trop de concurrence.

    Justement, d’où vient cette interdiction ?

    Pour commencer, il y a de la concurrence avec les hommes, ce qui n’était pas prévu. On n’imaginait pas que ces femmes allaient poursuivre leur activité une fois la guerre terminée. Et puis, pendant la guerre, ces équipes ne sont pas vraiment dans une situation de professionnalisation. Elles font des matchs de charité, c’est-à-dire que les recettes sont inversées aux soldats qui sont sur le front. Bien évidemment, ces matchs de charité perdent leur raison d’être, en quelque sorte, après la guerre. C’est aussi une période d’une crise économique intense en Europe et notamment en Angleterre. Donc, ces femmes qui sont aussi ouvrières vont faire des allumettes pour engranger des recettes afin de les inverser aux grévistes. C’est à partir de ce moment-là que la Fédération siffle en quelque sorte la fin de la fête et dit que c’est terminé. Elle prononce donc cette interdiction qui n’en est pas vraiment une, mais qui va vraiment marginaliser les joueuses.

    La Fédération décrète qu’à partir de ce moment-là, les femmes ne peuvent plus utiliser les infrastructures de la Fédération, et plus personne ne peut les aider à pratiquer. De fait, cela leur interdit l’accès à tous les stades du pays, ou presque, ainsi qu’à tous les entraîneurs disponibles.

    Ce interdire va donc jusqu’au milieu des années 1970, soit 50 ans. Comment expliquez-vous que cela ait duré aussi longtemps ?

    Cela correspond à un mouvement de fond. Car dans la foulée, d’autres interdictions vont suivre en Europe. Et peu à peu, la pratique tombe dans l’oubli. Avant les Coupes du monde pirates des années 1970, sur un peu d’équipes, ça redémarre doucement, mais cela reste encore très à la marge. Donc, il n’y a pas de véritable nécessité de se pencher sur le interdire. Et puis, quand les Coupes du monde arrivent, on se rend compte qu’il y a toujours beaucoup de public, une vraie attente, et des pratiquantes, donc cela devient une évidence.

    Ce qui est aussi intéressant dans cette bande dessinée, c’est qu’au-delà de l’aspiration sportive, cette opportunité permet aussi, en toile de fond, une véritable lutte sociale pour les droits des travailleuses.

    En rentrant dans les usines, les femmes deviennent ouvrières, découvrent et assument une nouvelle condition. Et elles sont, à l’instar des hommes, touchées par les mêmes problématiques. Donc, jouer au football, qui est un sport extrêmement populaire – au sens où il vient du peuple –, c’est aussi une façon d’appartenir à ce mouvement ouvrier.

    Par ailleurs, ce qui m’a intéressée par cette BD, c’est de montrer que ces femmes ne sont pas forcément militantes. Il y a plutôt l’idée d’un féminisme par la pratique, pas nécessairement assumé ni revendiqué ; il y a surtout une envie de jouer. C’est cela qui me plaisait aussi : dire que ces luttes sociales et pour les droits des femmes ne sont pas seulement l’apanage des femmes éduquées. Ces femmes arrivent à faire avancer les causes, en faisant.

    Aujourd’hui, les équipes féminines de football ont pris de l’ampleur, mais il aura fallu quelques décennies. À la lecture de votre BD, on se rend compte que ce chemin avait déjà été parcouru par d’autres femmes il ya un siècle. Peut-on dire aujourd’hui que les choses ont changé ?

    La question se pose. En tout cas, en France et en Angleterre, quand on est une petite fille, si on veut jouer au football, on peut y arriver plus facilement. Il y a des constitutions d’équipes, il commence à y avoir un peu de place dans tous les clubs, ou presque. En revanche, dès qu’on veut passer à un stade supérieur, ça reste encore un parcours semé d’embûches. Cela semble particulièrement difficile. Quand on pense que les dirigeants actuels des fédérations avaient 20 ans quand le interdire a été levé… Ils ont grandi avec le fait que les femmes ne faisaient pas partie du paysage. À partir de là, c’est difficile d’avoir une action totalement inclusive.

    Verser aller plus longe : Le football féminin

    Billault culture dans féminin football invite Julie lhistoire match oubliée revisitée siècle
    Previous ArticleCôte d’Ivoire : Dominique Ouattara a reçu Berta Cela, représentante du PNUD en CI, Elvis Gouza, lauréat 2025 du prix CNS et Françoise Remarck
    Next Article Reçu au siège parisien de la FPU, le Khalife de Bambilor est investi de cette nouvelle mission internationale
    news30
    • Website

    Keep Reading

    Festival d’Avignon : Avec «Salma mon amour», Ahmed El-Attar interroge sur les répercussions du 7-Octobre – Invité culture

    Mathilde Monnier et Lucie Antunes : « Silence », une chorégraphie de l’écoute, au festival d’Avignon – Sur le pont des arts

    "Le passage" : Omar Sy dans la peau d’un passeur de migrants

    Chanter l’enfance – Écouter le monde

    Pour la Fashion Week de Paris, J.Lo a tout misé sur ce palais grand luxe près de l’artère la plus connue du monde

    Entre TikTok et Gaza, «Salma, mon amour» d’Ahmed El Attar au Festival d’Avignon

    Editors Picks
    Latest Posts

    Subscribe to News

    Get the latest sports news from NewsSite about world, sports and politics.

    À propos

    Bienvenue sur Abidjan Times, votre source d’information fiable sur l’actualité en Afrique et dans le monde.
    Nous vous apportons des nouvelles en temps réel dans les domaines de la politique, de l’éducation, de la santé, de la finance, de l’agriculture, de la mode, du sport et des affaires internationales.

    top news
    • Club de tennis : trois champions de l’Hérault July 9, 2026
    • Des échanges de frappes au Moyen-Orient, une escalade entre l’Iran et les États-Unis July 9, 2026
    • Soudan du Sud : quinze ans d’indépendance, mais toujours pas de célébrations July 9, 2026

    Subscribe to Updates

    Get the latest creative news from FooBar about art, design and business.

    Facebook X (Twitter) Pinterest LinkedIn
    • Clause de non-responsabilité
    • Conditions Générales d’Utilisation
    • Politique de Confidentialité
    © 2025 Abidjan Times. Tous droits réservés.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.