Le calice jusqu’à la mensonge. L’Italie n’ira pas à la prochaine Coupe du monde. Battue aux tirs au but par la Bosnie-Herzégovine (1-1, 1-4 tab) ce mardi soir, la sélection italienne enregistre une troisième élimination consécutive en barrages, prolongeant une interminable descente aux enfers.
Sur la pelouse, les joueurs dirigés par Gennaro Gattuso affichaient des visages fermés, certains en larmes, incapables de réaliser l’ampleur du nouvel échec. Le sélectionneur, malgré la déception, s’est dit « fier » de ses hommes, tout en présentant ses excuses à un peuple meurtri.
Car au-delà de cette élimination, c’est toute une nation de football qui semble plongée dans un purgatoire sans fin. Depuis le sacre mondial de Coupe du monde de la FIFA 2006 à Berlin face à la France, la Équipe d’Italie de football vit une lente et douloureuse déliquescence.
Certes, l’éclaircie de l’Euro 2020 victoire en 2021 avait redonné espoir. Mais elle apparaît désormais comme une parenthèse enchantée dans un tableau globalement sombre.
Le constat est sévère : éliminations précoces en phase de groupes lors des Coupe du monde de la FIFA 2010 et Coupe du monde de la FIFA 2014une seule victoire lors de ces deux éditions, puis trois échecs consécutifs en barrages — face à la Suède en 2017, à la Macédoine du Nord en 2022, et désormais contre la Bosnie-Herzégovine.
Une spirale négative qui interroge profondément sur l’état du football italien, entre perte d’identité, renouvellement générationnel difficile et pression historique écrasante.
L’Italie, quadruple championne du monde, est aujourd’hui un géant blessé. Et à mesure que les échecs s’accumulent, une question devient inévitable : jusqu’à quand ?

