Le nouveau sac Crunchy de Dior, par Jonathan Anderson. DIOR
• Le nouveau sac Crunchy de Dior
Intéressons-nous au nouveau sac Dior, Crunchy, révélé par Jonathan Anderson lors de son défilé printemps-été. Regards de plus près l’objet, plutôt que d’observer qui l’incarne. Et que constater-t-on ? Un nouveau luxe qui se dessine, plus ancré dans les sensations. On en a ici toutes les preuves. La silhouette de ce nouvel accessoire réinterprète le cannage historique de la maison française, dans un cuir légèrement froissé, presque soufflé par endroits. Une matière qui capte la lumière et appelle un regard attentif, pour en apprécier les subtilités. A la fois souple et structuré, porté main ou bandoulière et décliné dans une palette de nuances qui va du noir au marron, en passant par le jaune pâle et le vert foncé.
◗ dior.com
• Le « Poor Boy Sweater » de Sonia Rykiel aux Galeries Lafayette
Le mythique Poor Boy Sweater de Sonia Rykiel célèbre ses 65 ans avec une collection capsule exclusive aux Galeries Lafayette. SONIA RYKIEL
Soixante-cinq ans et pas une ride. Le mythique Poor Boy Sweater de Sonia Rykiel célèbre cet anniversaire avec une collection capsule exclusive aux Galeries Lafayette. Huit pièces en maille et rayures pop, noir signature et strass, Fabrication en France, rendre hommage à ce pull de « garçon pauvre » devenu l’un des emblèmes de la mode parisienne. Né en 1961 de la frustration de Sonia Rykiel, alors enceinte, en quête d’une maille fluide, ce pull court et amélioré, porté à même la peau, a brisé les codes de son époque. Porté par Françoise Hardy en couverture du magazine « Elle » en 1963 et adulé par Audrey Hepburn, ce petit pull a révolutionné l’allure féminine, et incarne à lui seul l’esprit de la créatrice surnommée, de fait, « la reine du tricot ». Le Poor Boy Sweater a transformé l’art de la maille en langage de liberté et de modernité. Une pièce culte qui, six décennies plus tard, continue de raconter une certaine idée de la mode.
• Les 80 ans du mocassin 180 de JM Weston
Le mocassin 180 de JM Weston fête ses 80 ans. PAULINE CARANTON
Depuis sa naissance officielle, en 1946, le mocassin 180 de JM Weston défie les cycles de la mode. Imaginé par Eugène Blanchard, le fils du fondateur, au lendemain de la guerre, ce soulier sans lacet, reconnaissable à sa mariée découpée en forme de mouette, incarne depuis 80 ans une élégance pure et intemporelle.
Surnommé « Janson » ou le « Mohican », le mocassin « 180 », fabriqué dans la manufacture de Limoges selon la technique du cousu Goodyear, doit son nom aux quelque 180 gestes artisanaux nécessaires à sa fabrication. Associé aux jeans des minets parisiens dans les années 1960, porté par Philippe Noiret, Omar Sy ou Laurent Lafitte, le mocassin autrefois bourgeois est devenu un grand classique du style français. Huit décennies plus tard, sa silhouette n’a pas changé et souligne le statut iconique d’une chaussure pensée pour durer… et marcher hors des tendances.
◗ jmweston.com
• La mode du XVIIIee siècle à l’honneur au Palais Galliera
« La mode du XVIIIᵉ siècle : un héritage fantasmé », une exposition à voir au Palais Galliera jusqu’au 12 juillet 2026. PALAIS GALLIERA PARIS MUSÉES©NICOLAS BOREL
Le Palais Galliera ne se contente pas d’exposer des costumes : il décortique leur héritage. Jusqu’au 12 juillet 2026, l’exposition « La mode du XVIIIee siècle : un héritage fantasmé » nous embarque dans une période de révolution vestimentaire où le corps féminin a connu l’une des libérations majeures de son histoire. Le parcours, riche de soixante-dix silhouettes, ne se contente pas de dépoussiérer les encombrants paniers des robes de l’époque mais interroge sur notre besoin de romantiser le passé. Le clou du spectacle, un corset de Marie-Antoinette – considérée comme l’une des toutes premières influenceuses de l’histoire – est exposé pour la toute première fois avec une pudeur presque solennelle. Mais le génie de cette rétrospective tient dans sa scénographie : quand une robe du XVIIIe fait face à une création de Vivienne Westwood ou Chanel, ce n’est pas seulement un style que l’on compare, mais une certaine idée du genre et du pouvoir par le vêtement. Entre l’austérité du siècle des Lumières et les sous-cultures punk ou queer, l’exposition trace un trait d’union fascinant. On en ressort avec une certitude, surtout après avoir visionné les défilés de l’hiver prochain : la mode du XVIIIe siècle n’a jamais été aussi moderne.
• Un pop-up immersif, Samsøe Samsøe
Le pop-up immersif Samsøe Samsøe sera ouvert jusqu’à la fin du mois de mars, à l’occasion du lancement de son Herø Bag. SAMSØE SAMSØE
Si vous une pépite scandinave, il faudra se presser dans le quartier du Marais. Jusqu’à la fin du mois de mars, Samsøe Samsøe mélange son minimalisme scandinave au tumulte parisien. Le pop-up immersif qui embarque au cœur de Copenhague, et dévoile le nouveau sac HERØ de la marque. Imaginé par Naïma Chamberlayne, il réinterprète le célèbre «Ø» de la marque dans une silhouette asymétrique qui joue sur l’équilibre parfait entre l’ordre architectural et le désordre organique. On adore sa matière sourcée, la sobriété absolue de son cuir lisse européen, suffisamment polyvalent pour être porté au quotidien, ou, dans une version plus pointue et texturée, en poil de vache. Une idée claire de l’intention d’un sac à main : utile, bien dessiné et responsable.
◗ Pop-up Samsøe Samsøe, jusqu’au 31 mars, au 119 rue Vieille-du-Temple, Paris 4e

