Le gouvernement fédéral se félicite d’avoir « dépassé », pour une quatrième année consécutive, sa cible d’immigration francophone hors Québec.
« L’immigration francophone nous permet d’attirer des talents qualifiés pour répondre à des besoins concrets dans nos services publics, nos et partout dans les régions », a déclaré lundi la ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, en conférence de presse à Moncton, au Nouveau-Brunswick.
Pendant des années, Ottawa a peiné à respecter ses engagements en matière d’immigration francophone.
En 2025, ce sont 8,9 % des nouvelles résidences permanentes accordées au Canada qui sont des revenus à des immigrants francophones hors Québec.
Le gouvernement fédéral promet, à plus long terme, d’atteindre la proportion de 12 % d’ici 2029.
« Dans le cadre du Plan des niveaux d’immigration 2026-2028, nous continuons d’augmenter nos cibles pour les résidents permanents et résidents permanents d’expression française hors Québec, les portant à 9 % en 2026, 9,5 % en 2027 et 10,5 % en 2028 », détaille Ottawa dans un communiqué.
La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada s’est dite « encouragée » par le dépassement de la cible d’Ottawa, mais a souligné un bémol. « Toutefois, en nombres absolus, le pays a accueilli, ailleurs qu’au Québec, moins de résidents et résidents permanents de langue française qu’en 2024, démontrant l’ampleur du travail qu’il reste à faire pour freiner le déclin démographique de la francophonie », at-on déclaré.
« Nous ne sommes pas encore où nous devrions être, mais nous progressons dans la bonne direction et la volonté politique, qui fait toute la différence, est là », croit Liane Roy, présidente de la FCFA.

