Ce mercredi 6 avril 2016, Emmanuel Macron fait son retour à Amiens (Somme), la ville qui l’a vu naître. Le ministre de l’Économie du gouvernement de Manuel Valls, 38 ans à l’époque, s’y rend à l’occasion d’une réunion citoyenne. L’occasion pour lui d’annoncer la création d’un parti portant ses initiales : En Marche !
Ce mouvement politique « ne sera pas à droite, pas à gauche », promet-il, se défendant de toute ambition pour 2017. « Ce n’est pas un mouvement pour avoir un énième candidat de plus à la présidentielle, ce n’est pas ma priorité aujourd’hui. Ma priorité, c’est la situation du pays. »
Depuis, En Marche ! a mué, est devenu La République en marche, puis Renaissance. Ce lundi, le parti fête ses dix ans. Pour l’occasion, Emmanuel Macron a adressé un message à ses adhérents, ses « chers amis » comme il le dit lui-même.
Un document dans lequel le chef de l’État affirme toujours agir pour « dépasser les clivages et proposer un chemin d’espérance et d’avenir aux Français ». « Nous avons donné une nouvelle impulsion à l’Europe, menée à bien des réformes dont le pays avait besoin depuis des décennies, relancé la croissance et réduit le chômage, ouvert de nouveaux droits pour tous, porté une ambition climatique sans précédent et renforcé les fondamentaux de notre indépendance, aussi bien sur le plan agricole, énergétique, technologique que sur le plan militaire pour libérer, protéger et unir », s’autofélicite Emmanuel Macron.
« Une nouvelle façon de faire de la politique »
Le président de la République estime qu’En Marche a permis d’inventer « une nouvelle façon de faire de la politique », « en ouvrant les bras à la société civile » notamment. Et Emmanuel Macron de remercier l’ensemble des composantes du parti, des secrétaires généraux successifs aux bénévoles.
« Cette dynamique continue de grandir. Preuve en est, nombre d’entre vous ont intégré des conseils municipaux le mois dernier », salue-t-il encore, invitant les militants à « ne rien lâcher ».
Ce message d’Emmanuel Macron a été transmis aux adhérents par l’intermédiaire de Gabriel Attalsecrétaire général du parti. « 10 ans de combats menés. 10 ans de transformations pour la France. 10 ans d’action, s’est-il lui aussi félicité. Pour une France unie et une Europe plus forte. »
L’ex-Premier ministre est dans les starters pour prendre le relais d’Emmanuel Macron en 2027. Mais il n’est pas le seul ancien pensionnaire de Matignon à viser l’Élysée. Édouard Philippe, le maire du Havre (Seine-Maritime), est également dans la course dans le camp macroniste. Même si tous deux ne revendent pas cette étiquette, compte tenu de la cote de popularité du président.

