Avec notre correspondant à Abidjan, Bineta Diagne
Le tambour parleur est arrivé vers 6h du matin, ce vendredi, par un vol spécial affrété par le gouvernement de la Côte d’Ivoire.
Il est enfermé dans une caisse volumineuse. La caisse n’a pas été ouverte dans l’immédiat, car le tambour doit encore subir une période d’acclimatation.
Mais l’émotion était palpable ce matin : l’ensemble des communautés Bidjans étaient rassemblées dans la cour du pavillon présidentiel de l’aéroport. À leurs côtés, quelques officiels, dont l’ambassadeur de France et le représentant de l’Unesco.
« C’est un jour historique, un moment de justice et de mémoire », affirme Françoise Remarck, la ministre ivoirienne de la Culture. « Ton retour est un message pour nos jeunes qui ont décidé de s’approprier leur Histoire », a-t-elle ajouté.
Période d’acclimatation
Puis, le tambour a été salué par la danse des guerriers. « Je suis soulagé, ce n’est pas qu’un objet, c’est une partie du peuple Atchan. C’était la pièce manquante de notre puzzle qui aujourd’hui se trouve complète », affirme Guy George Aboussou Mobio, chef traditionnel d’Adjamé-Bingerville.
Passée la période d’acclimatation, une grande fête officielle sera organisée dans quelques semaines. Et le tambour sera installé au musée des Civilisations.
Le Djidji Ayokwé est le premier objet réclamé à la France par la Côte d’Ivoiresur une liste comprenant 148 biens culturels. Son retour a été rendu possible après un long chemin à la fois politique, juridique et diplomatique.
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