La guerre en Iran n’est pas près de s’arrêter selon le régime de Téhéran et Israël, Emmanuel Macron anticipe donc des « conséquences économiques » pour la France. Alors que l’acheminement du pétrole par le détroit d’Ormuz est remis en cause, plusieurs pays, dont la France, ont pris des mesures.
16h59 – “Trois axes” d’actions déterminés par le G7 et détaillés par Emmanuel Macron
A l’issue de la réunion du G7, Emmanuel Macron a déclaré que le détroit d’Ormuz est devenu “un théâtre de guerre”. Il estime cependant qu’un travail doit être fait sur “trois axes” sur lesquels les pays du G7 se sont mis d’accord : “la présence en Méditerranée orientale, la libre circulation en mer Rouge (…) et la nécessité de mettre en place un travail de plusieurs semaines de coordination de plusieurs marines pour escorter au moment voulu et assurer la libre circulation dans le détroit d’Ormuz”. Pour ce dernier objectif, “les conditions ne sont pas remplies” aujourd’hui a déclaré Emmanuel Macron.
16h40 – Macron demande au G7 d’appeler les pays à “s’abstenir de toute restriction” d’exportations de pétrole
Emmanuel Macron a suggéré en ouverture d’une visioconférence avec ses homologues du G7 d’appeler les autres pays à « s’abstenir de toute restriction aux exportations de pétrole et de gaz, qui pourrait déstabiliser les marchés. l’acheminement d’hydrocarbures.
16h07 – L’AIE décide de débloquer “400 millions de barils de pétrole”
Les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé “à l’unanimité” de libérer sur les marchés 400 millions de barils de pétrole provenant de leurs réserves stratégiques pour “compenser la perte d’approvisionnement due à la fermeture effective du détroit” d’Ormuz et enrayer la flambée du prix du pétrole causée par la guerre en Iran. a annoncé le directeur exécutif de l’agence de l’énergie de l’OCDE, Fatih Birol, lors d’une déclaration vidéo mercredi. C’est la sixième fois que l’AIE coordonne un déblocage des stocks stratégiques, mais il s’agit du déblocage “le plus important” de l’histoire de l’institution, a annoncé l’AIE.
15:57 – L’Iran promet une “guerre d’usure de long terme” en Israël et aux Etats-Unis
Face au discours d’Israël qui promet une guerre aussi longue que nécessaire et à celui de Donald Trump sur un conflit « bientôt » terminé, les Gardiens de la Révolution menacent d’une mener une « guerre d’usure » sur le long terme. Les deux pays “doivent envisager la possibilité qu’ils soient engagés dans une guerre d’usure de long terme qui va détruire l’économie américaine entière de même que l’économie mondiale et entraînera l’érosion de toutes ses capacités militaires jusqu’à leur destruction totale”, a déclaré Ali Fadavi, conseiller du commandant en chef des Gardiens, à la télévision d’État.
15h32 – Israël promet une guerre “sans limite de temps”, les Etats-Unis disent qu’il n’y a plus “rien à frapper”
Le président américain Donald Trump a assuré qu’il “ne restait pratiquement rien à frapper” en Iran et que le conflit se terminerait “bientôt”, dans un entretien téléphonique avec le site Axios, ce mercredi. “Dès que je souhaiterais que ça s’arrête, ça s’arrêtera”, a-t-il insisté. Une déclaration par laquelle Donald Trump reprend l’ascendant sur le gouvernement israélien, puisque plus tôt dans l’après-midi, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que l’offensive aurait été menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran depuis le 28 février se poursuivrait “sans aucune limite de temps” et “aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce que nous atteignions tous les objectifs et décisions de l’issue de la campagne”.
14h15 – L’accès au détroit d’Ormuz limité et contrôlé par les Gardiens de la Révolution iraniens
Après les frappes exercées sur deux bateaux qui s’étaient engagés dans le détroit d’Ormuz en ignorant les “avertissements” du régime iranien, les Gardiens de la Révolution ont affirmé que les navires “doivent obtenir la permission” pour traverser le détroit d’Ormuz. “Le bateau israélien Express Rome, battant pavillon libérien”, et le vraquier “Mayuree Naree ont été touchés par des projectiles iraniens et stoppés après avoir ignoré les avertissements” des Gardiens, ont-ils déclaré dans un communiqué publié par l’agence de presse iranienne Isna.
13h40 – Macron appelle à “mettre fin à un engrenage dangereux”
Emmanuel Macron a appelé à “mettre fin à un engrenage dangereux” au Liban lors d’une conférence de presse donnée à l’Élysée après une rencontre avec le Premier ministre des Pays-Bas. “Nous sommes aux côtés de nos partenaires, le Liban en premier chef qui veut lutter pour sa souveraineté et sa sécurité à l’ue des messages extrêmement clairs à l’égard du Hezbollah, et également nous souhaitons être aux côtés des Émirats arabes unis, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, du Koweit, de l’Irak, de la Jordanie (…), de Bahreïn, nous avons déployé de systèmes de défense et accompagnés ces beaucoup pays à travers les actions appropriées”, a ajouté Emmanuel Macron.
Le chef de l’État a également remercié le Premier ministre d’avoir soutenu le déploiement du Charles-de-Gaulle en Méditerranée. “Nous allons nous déployer en Méditerranée orientale, en mer Rouge, dans le cadre de la mission Aspides et pour préparer la réouverture du détroit d’Ormuz”, at-il déclaré.
12h30 – Le gouvernement prend des mesures pour réglementer et limiter la hausse du prix du carburant
Après la hausse du prix du carburant, des contrôles ont été menés dans les stations-service et 5% des 513 établissements contrôlés ont été visés par des sanctions “correctives et répressives”, a indiqué le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, Serge Papin, alors que le gouvernement s’est engagé à réglementer l’augmentation des prix à la pompe. Ces établissements “ont reçu une amende” en raison d'”anomalies” sur l’affichage des prix à raison de 3 000 à 5 000 euros d’amende par anomalie. En cas de récidive cette sanction “double” si à cela s’ajoute de la “mauvaise foi, on peut aller jusqu’à 300.000 euros au maximum”, a fait savoir le ministre.
En parallèle de ces sanctions, le Premier ministre a déclaré lors du Conseil des ministres que les prix du carburant “doivent redescendre aussi vite” qu’ils “sont montés”. Il a demandé au gouvernement d’étudier des mesures réglementaires de “plafonnement des marges” ou des “mécanismes permettant de lisser les hausses et les baisses des prix des carburants”, a appris BFMTV.
12h16 – 20 000 Français rapatriés et 30 000 places disponibles la semaine prochaine
20.000 Français ont été rapatriés du Moyen-Orient par des vols affrétés par l’État depuis le début de la guerre en Iran, a indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. 17.000 Français ont également pu voyager sur des vols commerciaux. “Toujours à notre demande, 30.000 sièges disponibles la semaine prochaine” pour prolonger les rapatriements a complété Maud Bregeon.
12h01 – Le gouvernement appelle et agit pour la réouverture du détroit d’Ormuz
Les inquiétudes concernant le cheminement du pétrole, et donc la flambée des prix, présagent sur le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Ces manœuvres obstructives “doivent cesser” a souligné Jean-Noël Barrot sur TF1. “L’économie mondiale n’a pas à être otage” de la guerre en Iran, estime le ministre évoquant des répercussions “majeures” sur le pouvoir d’achat des Français. “Entraver la liberté de circulation est contraire au droit de la mer et tout cela doit cesser”, a-t-il affirmé.
A ces appels s’ajoutent des actions du gouvernement français. La ministre des Armées, Catherine Vautrin a affirmé sur France 2 que la France est dans une “démarche diplomatique” nécessaire pour rouvrir le détroit d’Ormuz et “rétablir le trafic” maritime. “Depuis le début de cette guerre, la France n’est pas belligérante”, a assuré le ministre des Armées.
10h19 – L’AIE et le G7 prêts à utiliser aux stocks de pétroles stratégiques
L’Agence internationale de l’énergie propose un recours massif aux réserves stratégiques de pétrole afin d’enrayer la flambée des prix. Selon le Wall Street Journal, ce recours pourrait être annoncé par le G7 à l’issue de la réunion prévue ce mercredi après-midi à Paris. Les dirigeants du G7 ont d’ailleurs déjà indiqué être prêts à prendre “toutes les mesures nécessaires” en “coordination” avec l’AIE à ce sujet : “Nous soutenons en principe la mise en oeuvre de mesures proactives pour remédier à la situation, y compris le recours aux réserves stratégiques”, indiquant les ministres dans le communiqué.
“Plus d’un milliard de stocks stratégiques de pétrole sont présents dans le monde”, a précisé le ministre de l’Économie, Roland Lescure, ce matin sur BFMTV-RMC. “Si on ne peut pas rouvrir le détroit d’Ormuz tout de suite, on va le remplacer par un autre pétrole qui viendra d’ailleurs et qui va circuler dans le monde”, suggère le ministre soulignant toutefois que “ces stocks ne sont pas infinis” et que leur utilisation doit être “coordonnée”. En France, le stock stratégique correspond à “108 jours d’importation”, ce qui signifie “qu’on pourrait tout arrêter et on aurait 108 jours devant nous”, précise Roland Lescure. “Un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public et il y en a 18 qui sont chez les opérateurs privés qui peuvent être utilisés”, précise-t-il.
08:50 – En pleine guerre, le G7 communique sur son action à venir pour le pétrole
«Nous soutenons en principe la mise en œuvre de mesures proactives pour remédier à la situation, y compris le recours aux réserves stratégiques», indiquent les ministres du G7 Énergie dans un communiqué commun publié ce mercredi matin. Le G7, réuni hier soir par Emmanuel Macron doit encore prendre des décisions aujourd’hui et agir des lignes avec les Etats-Unis, mais les ministres du G7 sont “prêts à prendre «toutes les mesures nécessaires», en coordination avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Selon des informations du Wall Street Journal, l’AIE propose un recours considérable aux réserves stratégiques de pétrole afin de contenir la montée des prix.
08h40 – La guerre en Iran aura un impact sur le pouvoir d’achat des Français, selon la Banque de France
le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, était ce matin invité sur RTL. “Le sens de cette crise est malheureusement plus clair au fil des jours : ça signifie économiquement un peu plus d’inflation et un peu moins de croissance”, a-t-il dit à la radio, ajoutant toutefois que “l’inflation en France reste basse”.
08:27 – Emmanuel Macron fait savoir qu’il est totalement concentré sur la guerre en Iran
Ce mercredi , les présidents des groupes parlementaires, des partis politiques et des deux chambres ont rendez-vous à Matignon : Sébastien Lecornu l’informateur de « l’état de la menace et du positionnement de la France », douze jours après le déclenchement de la guerre en Iran, indique Politico, qui pointe que le chef de l’Etat préfère laisser la main à son premier ministre pour cette réunion. Un conseiller de l’Elysée explique qu’Emmanuel Macron est « concentré sur la gestion diplomatique et militaire dans laquelle la vérité de l’après-midi n’est pas celle du matin » et qu’il serait « prématuré » qu’il participe à un point d’infirmation avec les partis politiques français.

