La fondeuse de Chelsea a un plan de match bien clair en prévision des Jeux olympiques de Milan-Cortina, en février prochain. Pour arriver là-bas au sommet de sa forme, le plaisir sera au sommet de sa liste de priorités.
«Je pense que, quand j’ai du amusantje cours mieux», dit Stewart-Jones, lorsque joint par Le Droit quelques jours avant ses premières courses de la saison, en Norvège.
«Des fois, quand je suis sur la Coupe du monde pendant très longtemps, je me sens comme si toute mon identité devient le ski de fond. J’essaie vraiment de retourner à qui je suis à l’extérieur du ski. (…) Je dis souvent à mes coéquipiers : « ce soir, on ne parle pas de ski ». Sinon, ça devient juste trop», ajoute l’athlète de 30 ans.
En plus de la lecture, des jeux de société et des arts visuels qui l’aident habituellement à faire le vide, Katherine Stewart-Jones prévoit profiter de sa qualification déjà assurée pour les Jeux de Milan-Cortina afin d’alléger quelque peu son calendrier de compétition.
La fondeuse locale ne participera pas au Tour de ski pour la première fois en quatre ans, une compétition où elle a obtenu de bons résultats l’an dernier. Elle passera à la place trois semaines à la maison entourée de ses proches, ce qui l’aidera à ne pas penser qu’au ski de fond cet hiver.
«C’est beaucoup de cours en quelques jours seulement. C’est vraiment dur sur le corps, explique Stewart-Jones. Mon mais c’est d’être en forme pour la mi-février. Après le Tour de ski, tu dois aussi vraiment te reposer, donc ça me donnerait peu de temps pour mettre un bloc d’entraînement avant les Jeux.»
De «vrais» JO
Évidemment, Milan-Cortina est omniprésente dans ses pensées. Cette fois, Katherine Stewart-Jones pourra vivre la véritable expérience olympique.
Ça va être une expérience différente, parce que, et bien… on n’est pas en pleine pandémie!
— Katherine Stewart-Jones, athlète olympique
«Ça change quand même les choses d’avoir des spectateurs et plus de médias et tout ça. Ça va juste ajouter une dose d’énergie et d’excitation», lance Stewart-Jones.
La fondeuse de Chelsea a assuré sa place dès la saison dernière grâce à deux résultats dans le top 10 en Coupe du monde.
Comme elle n’a plus à se battre pour se qualifier, Katherine Stewart-Jones peut bien planifier son horaire de préparation pour être au sommet de sa forme une fois arrivée en Italie.
En plus de lui enlever le stress de devoir performer sur les épaules, un agenda adapté maximiser ses chances, surtout après avoir connu des ennuis de santé l’an dernier en raison d’un surentraînement.
«Il y a un peu moins de stress, comme je suis déjà qualifié. Je pense que je vais me sentir plus préparé», avance Stewart-Jones.
Assez pour rêver à une médaille olympique ?
«C’est difficile de dire en ce moment, parce que ça fait six mois que je m’entraîne sans avoir fait de compétition. J’ai une idée de comment je me sens et si je suis en forme, mais tu ne sais complètement non plus. On va voir comment ça va aller, mais avec ma préparation, je crois qu’il ya de bonnes chances que j’obtienne de bons résultats», répond l’athlète de l’Outaouais.

