Plus de trente sportifs et d’habitants se sont récemment rendus à l’Espace Moutet d’Aiglun, dans les Alpes-de-Haute-Provence pour assister à la diffusion du documentaire “Les toits de Paris en Seine”. Son réalisateur, Joël Daguerre était présent pour accompagner cette immersion singulière dans les coulisses des Jeux olympiques.
Pendant plus de 50 minutes, le public a survolé Paris à travers des images d’exception, offrant un envers du décor porté par des athlètes de haut niveau. Entre séquences aériennes et interviews “vues des toits”, le film mêle rêve et performance. “Le but est de booster les gens à faire du sport, pas seulement les jeunes, et de prolonger l’euphorie des JO“, confie le réalisateur.
L’Église et les Jeux, une histoire ancienne
Après la projection, Mgr Emmanuel Gobilliard a livré un témoignage riche sur son rôle durant les JO et les Paralympiques 2024. Il a rappelé l’origine du lien entre l’Église et l’olympisme : “La création des Jeux modernes naît de l’histoire de deux collèges d’Arcueil, l’un public, l’autre catholique. Pierre de Coubertin, alors responsable de l’un des établissements, s’inspire des épreuves sportives communes pour imaginer les JO modernes. Depuis, l’Église siège au conseil d’administration du Comité International Olympique (CIO)“. À la demande du pape François, une équipe composée de réfugiés a même été créée pour ces Jeux.
“J’ai fait tous les JO au village”, raconte l’évêque. Entre 7h et 23h, il a accueilli 1 400 athlètes, soit près de 10% des participants, ainsi que de nombreux paralympiens. En parallèle, une vaste organisation a été mise en place pour les personnes en situation de grande précarité : logement, repas, initiation sportive, et même un lieu aux épreuves rendues possibles pour 1 000 personnes grâce au CIO.

