La France insoumise (LFI) a déposé ce vendredi une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu pour protester contre le « piétinement » de la souveraineté populaire et du droit international, tant concernant l’accord de libre-échange avec le Mercosur que le Venezuela. La veille, le Rassemblement national (RN) a annoncé en déposant deux : une contre le gouvernement et l’autre contre la Commission européenne.
Sébastien Lecornu a fustigé des « postures cyniques partisanes » qui « retardent les discussions budgétaires ». « La France a une position claire sur le Mercosur : nous voterons contre, sans surprise » et « mieux que ces postures méritent cyniques partisanes », a écrit sur le réseau X le Premier ministre, accusant ces formations politiques de « choisir librement d’afficher des désaccords politiques internes » et « d’affaiblir la voix de la France ». Ces motions « retardent(ent) encore les discussions budgétaires, déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d’agenda électoral, et envoie un très mauvais signal à l’étranger », ajoute Sébastien Lecornu.
« Casse industrielle et sociale »
« La France humiliée à Bruxelles mais aussi à Washington, voilà le bilan désastreux » du président Emmanuel Macronapprécient les signataires de cette motion annoncée par la cheffe des députés LFI Mathilde Panot sur X. Malgré le « non » d’Emmanuel Macron au Mercosur, ils dénoncent « le déni écologique, la casse industrielle et sociale, et une concurrence manifestement déloyale » permis par ce traité qui doit recevoir l’avis favorable vendredi de la majorité des Vingt-Sept.
Jeudi, le président du parti d’extrême droite Jordan Bardella a écrit sur X que le président français Emmanuel Macron tentait « une manœuvre de communication aussi tardive qu’hypocrite » en « prétendant aujourd’hui s’y opposer, après des années de négociations sans jamais défendre les intérêts français ». Dénonçant une « trahison des agriculteurs français », il a affirmé que le Rassemblement national engagerait « deux motions de censure : à l’Assemblée nationale (française) contre le gouvernement, au Parlement européen contre la Commission von der Leyen ».

