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    Home » Pluies en Côte-d’Ivoire : des dizaines de morts de chaque année, une tragédie qui se répète
    May 30, 2026

    Pluies en Côte-d’Ivoire : des dizaines de morts de chaque année, une tragédie qui se répète

    news30By news30May 30, 2026 Finance 4 Mins Read
    Pluies en Côte-d’Ivoire : des dizaines de morts de chaque année, une tragédie qui se répète
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    Alors que la grande saison des pluies s’installe progressivement sur la Côte d’Ivoire, les premiers drames de l’année 2026 rappellent une réalité devenue récurrente : chaque année ou presque, les intempéries provoquent des pertes en vies humaines, des destructions d’habitations et d’importants dégâts matériels, particulièrement dans le district autonome d’Abidjan.

    À peine entamée, la saison des pluies 2026 a déjà fait plusieurs victimes. Entre effondrements d’immeubles, inondations et disparitions, le bilan humain suscite de vives inquiétudes alors que les mois les plus pluvieux restent à venir.

    2026 : une saison déjà meurtrière

    Le samedi 23 mai 2026, un immeuble en construction de type R+4 s’est effondré dans le quartier Soweto, à Koumassi, causant la mort de huit personnes.

    Quelques jours plus tard, le mardi 26 mai, deux immeubles en construction de type R+5 ont présenté des risques d’effondrement à Faya, dans la commune de Cocody, après de fortes retenues.

    Le mercredi 27 mai, une personne portée disparue lors des inondations a été retrouvée morte à Bingerville.

    Plus tôt dans l’année, dans la nuit du 5 au 6 avril, une forte pluie avait déjà provoqué un décès à Yopougon.

    En quelques semaines seulement, le bilan humain dépasse déjà une dizaine de victimes, faisant craindre une aggravation de la situation à mesure que les pluies s’intensifieront.

    2024 : 24 morts et plus de 16 000 sinistres

    L’année 2024 figure parmi les plus éprouvantes de la dernière décennie.

    Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Grand Abidjan avaient provoqué la mort de 24 personnes et affectées plus de 16 000 sinistrés.

    Les autorités avaient également enregistré :

    439 familles déplacées ;
    72 cas majeurs d’inondation de voiries ;
    18 inondations d’habitations ;
    plusieurs glissements de terrain ;
    plusieurs effondrements d’immeubles.

    Les communes de Yopougon, Abobo, Cocody, Attécoubé et Bingerville avaient été particulièrement touchées.

    2023 : 30 décès enregistrés

    Les intempéries enregistrées entre avril et juillet 2023 avaient provoqué la mort de 30 personnes à travers le pays.

    Selon le gouvernement, les victimes étaient réparties entre plusieurs localités :

    18 décès à Yopougon ;
    2 à Cocody ;
    1 à Adjamé ;
    1 à Attécoubé ;
    1 à Homme ;
    1 à Dimbokro ;
    1 à Bouaflé ;
    2 à San Pierre ;
    3 à Adzopé.

    Ce bilan faisait également état de plusieurs blessés et disparus.

    2020 : le drame d’Anyama

    En juin 2020, de fortes pluies avaient provoqué d’importantes inondations et des glissements de terrain à Anyama.

    Le bilan officiel avait fait état de 17 morts, plongeant plusieurs familles dans le deuil et relançant le débat sur l’occupation anarchique des zones à risques.

    2015 et 2014 : des années particulièrement difficiles

    En 2015, les intempéries ont provoqué la mort de 16 personnes, principalement dans le quartier d’Abidjan.

    L’année précédente, le 19 juin 2014, de violents glissements de terrain avaient provoqué la mort de 23 personnes. Plusieurs habitations construites sur des sites vulnérables avaient été ensevelies ou détruites.

    1996 : la catastrophe de référence

    Dans la mémoire collective ivoirienne, le 29 mai 1996 demeure l’une des dates les plus tragiques liées aux intempéries.

    Des pluies torrentielles s’étaient alors abattues sur Abidjan, provoquant d’importantes inondations et des glissements de terrain meurtriers.

    Le bilan officiel avait atteint 28 morts, faisant de cette catastrophe l’une des plus graves de l’histoire récente du pays.

    Pourquoi les drames se répètent-ils ?

    Malgré les investissements réalisés ces dernières années dans les infrastructures de drainage, plusieurs facteurs continuent d’aggraver les conséquences des pluies :

    l’urbanisation rapide et souvent désordonnée ;
    l’occupation de zones inondables ;
    la construction sur des sites instables ;
    l’insuffisance ou l’obstruction des réseaux d’évacuation des eaux ;
    la forte densité démographique dans certaines communes.

    À cela s’ajoutent les effets du changement climatique qui rendent les épisodes pluvieux plus intenses et plus imprévisibles.

    Juin, le mois de tous les dangers

    Selon la SODEXAM, la grande saison des pluies, qui a débuté en mars, devrait atteindre son pic au mois de juin avant de se prolonger jusqu’en juillet.

    Les autorités multiplient les appels à la vigilance, notamment auprès des populations vivantes à proximité des ravins, des bas-fonds et des zones sujettes aux glissements de terrain.

    Chaque année, les pluies rappellent la nécessité de renforcer les politiques d’assainissement, de contrôle de l’urbanisation et de prévention des risques. Car derrière les statistiques se cachent des familles endeuillées, des habitations détruites et des milliers de personnes contraintes de reconstruire leur vie après chaque saison des pluies.

    Avec 7infos