À 10 jours du départ pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina, il régnait une atmosphère calme et décontractée à l’aréna Maurice-Richard, en milieu de semaine à Montréal. L’équipe de patinage de vitesse sur courte piste s’entraînait dans une activité portes ouvertes avec son grand commanditaire.
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Et pourtant, s’il ya une équipe de l’unifolié avec une énorme pression, c’est bien celle-ci. Les attentes sont élevées alors que l’objectif est une récolte de sept médailles. Ce qu’aucune autre équipe n’a réussi à réaliser dans l’histoire. À l’édition de 2002, à Salt Lake City, la formation avait enfilé six breloques précieuses estampillées des anneaux olympiques en fournissant la marque à battre.
Membre de cette formation, Marc Gagnon avait remporté deux médailles d’or et une autre de bronze. Il est devenu l’entraîneur-chef de la formation nationale et il la guidera à ses premiers Jeux où les spectateurs feront d’ailleurs un retour dans les gradins.
«C’est certain qu’on a envoyé la fébrilité monter depuis un mois», a noté la vétérane Kim Boutin, qui en sera à sa troisième aventure olympique. Elle compte quatre médailles en carrière, dont trois à Pyeongchang en 2018.
«On est prêts à y faire face, a ajouté la patineuse de 31 ans de Sherbrooke, qui a déjà annoncé que ce sera ses dernières olympiades. On ne la vit pas tous de la même manière. Il y a aussi cette réalité que certains d’entre nous n’ont pas vécu des Jeux avec des spectateurs dans l’aréna. On va certainement sentir grandir cette fébrilité une fois (que nous serons) arrivées sur place.»
Temps d’adaptation
Justement, l’équipe s’envolera vers l’Italie le 31 janvier et sautera sur la glace à l’entraînement deux jours plus tard. Ce qui laissera le temps aux athlètes s’acclimater à l’endroit avant la première épreuve, prévue à l’horaire le 10 février.
« La pression a déjà monté pour certains, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, car on peut s’en occuper et donner des outils pour mieux la prendre. Pour d’autres, le stress va embarquer (lorsqu’ils seront) rendus là-bas. On aura du temps pour gérer», a fait savoir Gagnon, aucunment inquiet de l’état psychologique de ses 10 patineurs.
Et physiquement, bien qu’aucun de ses athlètes ne soit à son 100%, il estime qu’ils sont tous en excellente forme, y compris Boutin, qui s’est blessé durant l’automne. D’ici au départ, la quantité d’entraînements diminuera alors que l’accent sera placé sur le repos et la préparation mentale.
«Honnêtement, avec tout ce que ces jeunes ont vécu depuis deux ans et le fait qu’on soit l’équipe à battre cette année avec le globe de cristal du circuit que nous avons gagné l’an dernier, je crois qu’ils ont déjà réalisé une très bonne préparation pour ce qui s’en vient en Italie, a ajouté l’entraîneur. Ils ont su bien gérer tout ça depuis plusieurs mois.»
Les meilleurs
Depuis 2024, l’unifolié congestionne les podiums dans les grandes compétitions internationales. La profondeur de la formation est franchement impressionnante avec les champions du monde William Dandjinou (1500m), Steven Dubois (500m et 1000m) et Courtney Sarault (1000m et 1500m), en plus du titre au relais féminin.
«J’ai l’impression que le stress sera moins présent que par le passé, à enchaîné Gagnon. Ultimement, on est capable de bien faire à ces Jeux. Ce qui fera la différence, c’est la préparation mentale afin de mieux pouvoir gérer et exécuter sur la glace.»




