PORTRAIT- Il dresse des tables somptueuses, organise des événements dans le monde entier pour des maisons de luxe et des clients fortunés. Rencontre avec un homme discret, épris d’artisanat, porté par le goût des défis logistiques et des scénographies poétiques.
Il s’excuse de son léger retard, revient du Trianon, la salle de concert parisienne dont il vient de rendre les clés : la veille, Omar Cherif Machichi ya organisé le dîner d’après-défilé haute couture (l’aftershow) de la maison Valentinoen pleine Semaine de la mode. Un dîner théâtral où le spectacle était dans la salle, entièrement repensée pour accueillir quelque 180 invités triés sur le volet : tables-miroirs reflétant les velours de la salle à l’italienne, argenterie, fleurs opulentes, lumières tamisées, piano-voix de concert… Et un détail que personne n’a suggéré : le très cinégénique rideau blanc drapé au-dessus de la scène, pièce maîtresse du décor, installée à la dernière minute.
« Je découvre qu’il manquait quelque chose, une poésie autour de cette scène : alors j’ai fait ramener d’immenses rideaux utilisés pour la scénographie d’un autre dîner au Maroc. On les a mis en place en une journée : ils avaient la longueur et le tombé parfaits, c’était un signe !

