Donald Trump a affirmé qu’un “super deal” a été trouvé entre les Etats-Unis et l’Iran et devrait être conclu “ce week-end”, mais l’Iran a tempéré ses propositions indiquant quelques heures plus tard qu’il n’avait pas encore pris de décision.
L’essentiel
- La guerre en Iran sur le point de se terminer ? Après des bombardements américains et la menace de Donald Trump de « frapper fort » jeudi soir ainsi que de prendre l’île de Kharg, le président américain a renoncé aux attaques affirmant qu’un accord avait été trouvé et « en cours de finalisation » avec l’Iran. Avant l’annonce d’un accord, le régime iranien organisait la riposte en visant plusieurs bases américaines situées en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït. Les frappes ont depuis arrêté.
- Les négociations pour mettre fin à la guerre ont-elles enfin abouti ? Donald Trump soutient que oui et que l’accord trouvé pourrait être conclu “ce week-end”, “peut-être en Europe”. L’Iran a nuancé indiquant tôt vendredi matin ne cependant pas avoir pris de décision définitive. Ce ne serait pas la première fois que Donald Trump s’avancerait sur la conclusion d’un accord, c’est déjà le 38ème fois qu’il fait des telles annonces depuis le 23 mars selon le décompte de CNN. Ni les Etats-Unis, ni l’Iran n’ont précisé le contenu de l’accord, mais Israël dit avoir eu des garanties américaines sur “l’élimination de l’uranium enrichi, le démantèlement des infrastructures d’enrichissement, des limites à la production de missiles, ainsi que la fin du soutien de l’Iran à ses supplétifs terroristes dans la région”.
- Au Libanl’armée israélienne poursuit son incursion militaire dans le sud du pays. Plusieurs raids aériens ont été menés dans la nuit de mercredi à jeudi par Tsahal, notamment en direction de la ville de Nabatiyé. Benjamin Netanyahou justifie ces opérations par sa volonté de viser des positions du Hezbollah.
- Le détroit d’Ormuz totalement bloqué ? Les gardiens de la révolution iraniens ont annoncé, dans la nuit de mercredi à jeudi, la fermeture “jusqu’à nouvel ordre” du détroit d’Ormuz, affirmant que “toute approche du détroit d’Ormuz sera considérée comme une collaboration avec l’ennemi”. L’information a été démentie par l’armée américaine. “Les navires commerciaux continuant de transiter par le détroit d’Ormuz ce soir”, a écrit le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
En direct
22:17 – Israël pourrait-il nuire à l’accord entre Téhéran et Washington ?
Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, oui. “Les ennemis comme Israël sont contre cet accord”, a-t-il déclaré vendredi soir à la télévision d’État, assurant que l’État hébreu cherchait à tout faire capoter.
21h34 – “L’Iran a gagné la guerre contre les États-Unis”, assure le ministre iranien des Affaires étrangères
À la télévision d’État, le ministre iranien des Affaires étrangères a estimé que “l’Iran a gagné la guerre contre les États-Unis” et qu’il est “désormais plus fort”. Abbas Araghchi a par ailleurs assuré que la fin de la guerre, sur tous les fronts, le Liban compris, allait être annoncée.
20h25 – Le Liban inclut-il dans l’accord de paix entre Téhéran et Washington ?
Il semble que oui, selon un haut responsable américain, dont l’identité n’a pas été révélée, l’accord de paix en discussion entre les États-Unis et l’Iran “inclut le Liban”. Les Américains seraient optimistes quant au fait que le résultat final conviendrait à Israël comme aux pays du Golfe.
19:32 – 80 à 85% de probabilité qu’un accord soit signé entre l’Iran et les États-Unis ces jours-ci
Lors d’un échange avec la presse, un haut responsable américain, qui a tenu à rester anonyme, à avancé qu’il y avait 80 à 85% de probabilités qu’un accord soit signé avec l’Iran ces “prochains jours”, mais “pas 100%” non plus. Si tout semble bien se profiler pour l’heure, il a tout de même insisté sur le fait que la “ligne d’arrivée n’était pas encore franchie”. Selon ses précisions, ce texte serait un « accord-cadre » qui ouvrira une période de 60 jours de discussions techniques. Toujours d’après cette source, l’accord contenait la réouverture du détroit d’Ormuz ainsi que la levée du blocus américain sur les ports iraniens. De plus, contre la levée d’une « grande partie » de ses sanctions économiques et une réintégration à l’économie mondiale, l’Iran devra démanteler son programme nucléaire et livrer son uranium enrichi aux États-Unis qui le détruiront en Iran, avant de le sortir du pays.
18h26 – Un accord sur un texte de paix “atteint” selon le Premier ministre du Pakistan
Après les Iraniens, une autre voix confirme ce vendredi soir un accord de paix imminent entre l’Iran et les États-Unis. “Nous pouvons confirmer qu’un accord sur le texte final de l’accord de paix a été atteint et que le Pakistan travaille maintenant avec les deux parties pour finaliser les étapes suivantes”, a ainsi déclaré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur X. Et de se réjouir : “La paix n’a jamais été aussi proche qu’aujourd’hui.”
17h25 – Un “protocole d’accord n’a jamais été aussi proche”, selon Téhéran
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, déclare sur X que le “protocole d’accord d’Islamabad”, soit le document décrivant l’accord avec les États-Unis, “n’a jamais été aussi proche”. “Conformément à notre approche responsable et transparente, tous les détails seront communiqués au public en temps voulu”, at-il ajouté.
17h10 – Les conditions de l’accord n’ont “rien à voir avec celles qui ont été négociées”, dit Trump
Donald Trump affirme que “les conditions (de l’accord) que l’Iran a divulguées aux médias diffusant de fausses informations n’ont RIEN à voir avec celles qui ont été négociées par écrit” et sont “sans rapport avec la réalité”, dans une publication sur son réseau Truth social. “Ce qu’ils ont dit, y compris leur déclaration faible et pathétique sur la conclusion d’un accord, n’a aucun rapport avec la vérité”, soutient le président américain, accusant l’Iran d’être “malhonnête”.
11:59 – Les ministres des Affaires étrangères français et iranien se sont entretenus
Le ministre des Affaires étrangères, Jean Noël Barrot, s’est entretenu ce matin avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, confirme le quai d’Orsay. Le gouvernement ne précise cependant pas la teneur des échanges.
11:47 – Ce que contient l’accord annoncé par Trump selon les médias iraniens
D’après l’agence de presse de l’État iranien, Mehr News, l’accord de paix annoncé par Donald Trump prévoit le déblocage de 24 milliards de dollars d’actifs iraniens, ainsi que l’ouverture de nouvelles négociations de 60 jours dédiées à la question du nucléaire iranien. Toujours selon ces sources, l’accord prévoirait également la fin de la guerre entre Israël et le Liban.
11:02 – Israël soutient que l’accord privé l’Iran d’enrichissement de l’uranium et de programme nucléaire
Hier soir, Israël assure avoir eu la garantie de Donald Trump que l’accord entre l’Iran et les États-Unis inclurait des engagements visant à priver le régime iranien d’enrichissement de l’uranium. “Le Premier ministre a exprimé sa gratitude pour l’engagement du président Trump selon lequel l’accord final, à l’issue des négociations, inclura l’élimination de l’uranium enrichi, le démantèlement des infrastructures d’enrichissement, des limites à la production de missiles, ainsi que la fin du soutien de l’Iran à ses supplétifs terroristes dans la région”, a indiqué le bureau de Benyamin Nétanyhaou sur X, après un entretien entre les deux hommes.
En savoir plus
Le début de la guerre en Iran, lancé par les Etats-Unis et Israël
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe de frappes sur l’Iran. Côté israélien, l’opération est nommée “Roaring Lion” (Lion rugissant), côté américain “Epic Fury” (“Fureur épique”). Les objectifs vont du renversement du régime à l’affaiblissement du programme nucléaire iranien, en passant par la destruction des capacités militaires de la République islamique, jugées comme une menace, notamment par Israël.
En plus de cibler l’arsenal iranien, la coalition israélo-américaine va mener une campagne d’élimination des dirigeants iraniens. Un nombre important de personnalités politiques du régime sont tuées dès les premières heures du conflit, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau le 8 mars 2026, a lui aussi été ciblé et son état de santé va rapidement faire l’objet de spéculations.
La réplique de l’Iran et la contagion au Liban et au Moyen-Orient
Dès le 28 février 2026, l’Iran a répliqué aux frappes des Etats-Unis et Israël, en lançant des centaines de drones et missiles balistiques vers Israël et vers les bases militaires américaines dans le Golfe, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d’Ali Khamenei, le Hezbollah, allié de l’Iran, a lancé depuis le Liban des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël. L’armée israélienne a qualifié cette offensive de « déclaration de guerre officielle » et a lancé une vaste campagne de bombardements au Liban.
Le 2 mars 2026, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, bloquant instantanément de nombreux navires de fret et pétroliers, et suspendant une partie importante du trafic pétrolier mondial. L’Agence internationale de l’énergie a qualifié cette fermeture de “plus forte perturbation d’offre de l’histoire”.

