Tout roule pour Nicolas Ritz. Buteur et MVP lors du match entre Angers et Amiens (4-1), mardi 30 janvier, puis de nouveau décisif (1 mais, 1 passe décisive) vendredi à Gap (1-4), le Dijonnais est sur le podium de la Ligue Magnus avec Angers, juste derrière Grenoble et Rouen, avant de recevoir Bordeaux (4e ), ce dimanche.
Des performances qui interviennent juste après l’annonce de sa sélection pour les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina. « Pour être honnête, je le sais depuis un peu plus longtemps », a récemment confié le Dijonnais en conférence de presse. « Quand je l’ai informé, ça m’a libéré d’un gros poids, car il y a beaucoup d’attentes pour cet événement. Ça m’avait vraiment fait du bien, et peut-être apporté plus de tranquillité dans mon jeu, dans mon esprit. J’ai aussi eu de petits pépins en début de saison qui se sont effacés au fur et à mesure. »
Dans quelques semaines, Nicolas Ritz va – enfin – disputer ses premiers JO, la France ayant manqué ce rendez-vous… depuis 2002. Une éternité. « Ça fait longtemps qu’on courait après, qu’on échouait sur les qualif olympiques. C’était dur car à chaque fois on se nourrissait de ce rêve olympique pour réussir et on en a raté plusieurs de très très peu. Cela a été très dur à vivre, avec de belles générations qui sont passées. »
Le nouvel échec au TQO (tournoi de qualification olympique) a cette fois été effacé par un repêchage, en raison de la suspension de la Russie et de la Biélorussie. « Au-delà du contexte de qualification, ça va être un événement exceptionnel et on a hâte d’y être », s’enthousiasme Nicolas Ritz. « On a déjà eu la chance de jouer tous les gros joueurs sur les championnats du monde, comme Crosby, Jagr, Ovechkin… mais cette fois ils seront là tous ensemble, notamment dans l’équipe du Canada. »
« Tu entres dans une autre dimension »
Côté ambitions, la France aura fort à faire à Milan face à la Suisse, la République tchèque et au Canada. « On y va un peu dans l’inconnu car on ne se rend pas compte de la taille de l’événement. On a hâte de vivre ça, pas non plus comme des enfants avec des étoiles plein les yeux, mais avec l’envie de performer. Tout le travail a été mis en place depuis cet été pour ça. Quand tu vois les adversaires, on sait qu’on y va en étant encore moins qu’outsider, mais on va mettre toutes les chances de notre côté. »
Le n°10 des Ducs d’Angers sait bien que les JO sont à part. « Tu entres dans une autre dimension avec d’autres fédérations qui viennent t’aider, comme le ski qui bosse avec des Alexis Pinturault, Clément Noël, les biathlètes qui gagnent… Quand tu t’accroches à ce wagon, à ce qu’ils mettent en place au niveau de la prépa physique, de la performance… Leur expertise et le fait de bosser au plus près des meilleurs apportent à notre petite fédération et à notre sport qui a besoin de ça pour grossir. »
En Italie, Nicolas Ritz retrouvera chez les Bleus deux autres Dijonnais d’origine les gardiens Antoine Keller et Martin Neckar. Également formé en Côte-d’Or, la Bisontine Sophie Leclerc sera l’une des cadres de l’équipe de France féminine qui disputera ses premiers Jeux.

