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L’agence de notation a relevé la note de la dette italienne à « Baa2 », mettant en avant la « stabilité politique » et « l’efficacité des réformes économiques et budgétaires » © Scrobogna/LaPresse/Shutterstock/SIPA
Bonne nouvelle pour le gouvernement de Giorgia Meloni. L’agence Moody’s à relevé d’un crâne, vendredi 22 novembre, la note de la dette italienne, de « Baa3 » à « Baa2 », assortie d’une perspective « écurie », rapporte BFMTV. Elle a rencontré en avant la « stabilité politique » et l’« efficacité des réformes économiques et budgétaires » conduites sous l’égide de la présidente du Conseil issue de la droite nationaliste.
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Moody’s anticipe les « décisions de politique économique de nature à soutenir la croissance et la consolidation budgétaire au-delà de 2026 » et dit s’attendre à une baisse du poids de la dette publique « à partir de 2027 et les années suivantes ». Cette aligner l’agence sur S&P (avril) et Fitch (septembre), qui avaient déjà rehaussé leur note.
Rome salue « la confiance retrouvée »
« C’est une nouvelle confirmation de la confiance retrouvée dans ce gouvernement et donc en l’Italie »s’est félicité le ministre de l’Économie Giancarlo Giorgetti, rappelant qu’il s’agit de la première hausse par Moody’s en plus de deux décennies. Rome a notamment profité du plan européen NextGenerationEU, dont elle est la principale bénéficiaire.
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Côté comptes publics, le déficit a été ramené autour de 3,4 % du PIB en 2024, avec un objectif de 3 % cette année et 2,8 % en 2026 selon l’exécutif. En revanche, la croissance reste modeste : 0,4 % estimée en 2025 par Eurostat, et au mieux 0,8 % les deux années suivantes. Le gouvernement a d’ailleurs abaissé sa propre prévision à 0,5 % pour 2025.
Une dette toujours élevée, mais des efforts reconnus
Malgré cette, l’Italie demeure fortement endettée (environ 135 % du PIB), davantage que la France (114 %). À moyen terme, plusieurs facteurs structurels (faible productivité, vieillissement démographique, investissement insuffisant) devraient continuer de freiner la croissance du pays. Les agences estiment toutefois que la poursuite des réformes et la bonne utilisation des fonds européens resteront déterminantes pour améliorer la trajectoire économique.

