Ils démontent des moteurs, remplacent des pièces usagées, réparent les voitures en plein air, sur des parkings, dans des rues peu passantes ou des terrains encore en friche. Les mécaniciens de rue font partie du décor des villes, même s’ils restent souvent aux marges.
En théorie, la réparation automobile informelle est illégale, elle échappe au contrôle de l’État. Malgré les nuisances que représente la mécanique de rue, pollutions, bruits, occupation de l’espace public… elle crée pourtant de la valeur et répond aux besoins des populations. Parce que la voiture est encore centrale dans les mobilités, les mécaniciens de rue permettent aux habitants les plus précaires de prendre soin de leur véhicule à moindre coût. Ils offrent leurs compétences, leur savoir-faire et une alternative aux garages conventionnels.
À la jonction de plusieurs enjeux, mobilité, renouvellement urbain, insertion professionnelle, les pouvoirs publics peinent encore à prendre en compte et à intégrer la mécanique de rue au paysage urbain. D’Abidjan à Paris, en passant par Kinshasa ou Le Caire, qui sont les mécaniciens de rue, comment travaillent-ils ? Comment sécuriser leurs parcours professionnels ? Pourra-t-on formaliser leur activité dans nos villes ?
Avec :
• Sébastien Jacquotgéographe, maître de conférence à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’EIREST et associé à l’UMR PRODIG. Co-auteur de Mécaniciens de rue – réparer et vivre, d’Abidjan au Grand Paris (Presses Universitaires de Lyon, 2026)
•Marie Morellegéographe, professeur à l’Université Lumière Lyon 2affiliée au laboratoire Environnement Ville Société. Co-autrice de Mécaniciens de rue – réparer et vivre, d’Abidjan au Grand Paris (Presses Universitaires de Lyon, 2026)
Un reportage de Charlie Dupiot.
Dans une rue calme d’Aubervilliers, une dizaine d’hommes assistent d’éventuels clients, assis, en discutant. Notre reporter Charlie Dupiot a pu rencontrer l’un de ces travailleurs, âgés de 39 ans et originaires de Côte d’Ivoire. Il préfère rester anonyme, lui qui ne fait plus ça à temps plein et cumule aujourd’hui différents petits boulots, dans le bâtiment notamment. Il le dit clairement : « J’ai pas fréquenté l’école moi, j’ai fait l’école de la rue ». Le voix qui ouvre le capot de la voiture d’un ami de passage à qui il dit rendre service.
Reportage avec un mécanicien de rue
En fin d’émission, la chronique IA débatde Thibault Mathachez 8 milliards de voisins. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Cette semaine, il nous parle du référencement dans l’IA.
►Toutes les chroniques de Thibault Matha sont à retrouver sur la chaîne Youtube de RFI dans la playlist IA débat.
Programmation musicale :
► PERSONNEL -NAGÄ
► Hotta – Blaiz Fayah, Tribal Kush.
Abonnez-vous à “8 milliards de voisins”
♦ “8 milliards de voisins” est disponible à l’écoute sur toutes les plateformes de podcasts : Radio pure, Spotify, Podcasts Apple, Deezer.
Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu’il soit visible et donc encore plus écouter !
♦ Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux :Instagram, Facebook et Chaîne WhatsApp

