Le journal tire à boulets rouges sur l’Hexagone, décrit comme incapable de rétablir l’ordre dans ses finances et bloquée politiquement depuis la dissolution ratée d’Emmanuel Macron.
«Un véritable merde-show». Le titre du dernier éditorial de L’économiste n’est pas passé inaperçu dans l’Hexagone. C’est en ces termes peu amènes (un «véritable spectacle de merde»), dans un média pourtant connu pour sa pondération, que l’hebdomadaire britannique à égratigné la France. L’éditoqui s’attarde sur la situation catastrophique des finances publiques françaises, n’épargne ni les citoyens français, ni aucune force politique. Et surtout pas Emmanuel Macron.
Engagé sur les sujets internationaux, le président français est un «canard boiteux chez lui, vu favorablement par moins de 20 % des Français»ne le faites pas «l’approche hautaine et lointaine» a précipité le pays dans l’ornière, brocarde le journal avec acidité. L’économiste retrace en quelques lignes le cours des événements qui ont conduit à l’impasse actuelle, des manifestations de la réforme des retraites «pour manifester contre la démographie» au choix d’Emmanuel Macron de «bêtement» convoquer des élections législatives après les européennes, en passant par la chute de Michel Barnier. Jusqu’aux négociations poussives – et pour l’heure inabouties – de Sébastien Lecornu pour tenter d’obtenir un budget.
Passer la publicité
«La France ne peut pas se permettre d’être coincée»
«Chaque acteur majeur de la politique française devrait avoir honte»souligne l’édito, qui pointe du doigt l’irresponsabilité du centre, la stratégie du chaos des «extrêmes»LFI et le RN, et l’absence d’alternative portée par la droite et la gauche. «Les Républicains, supposément conservateurs fiscaux, ont autorisé la suspension de la réforme des retraites qui coûtera 100 millions d’euros (117 millions de dollars) rien qu’en 2026»pointe notamment l’hebdomadaire.
L’économiste souligne en filigrane le déclassement d’une France au déficit abyssal, quand ses voisins européens qu’elle a pourtant contribué à aider pendant la dernière crise financière, ont rétabli leurs finances. «La France ne peut pas se permettre d’être coincée»conclut l’édito. «Si M. Lecornu ne peut pas fixer le budget d’ici la fin janvier, il doit partir, et de nouvelles élections devraient être convoquées.» L’avenir dira si Emmanuel Macron et son chef de gouvernement parviendront à lui donner tort.
