La ville tessinoise de Locarno célèbre le centenaire des accords de paix négociés en 1925 et ratifiés à Londres. Leur esprit de discussion et de règlement pacifique des conflits résonne fortement dans le contexte des guerres actuelles à Gaza et en Ukraine.
Il y a cent ans, sept Etats, parmi lesquels l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, se réunissaient à Locarno pour négocier ce qui allait devenir le Pacte de Locarno. Cette série de traités visa à garantir la sécurité en Europe après la Première Guerre mondiale en garantissant les frontières occidentales de l’Allemagne et en instaurant des accords d’arbitrage entre les parties.
Selon Antoine Fleury, historien et professeur émérite de l’Université de Genève, le Pacte de Locarno a inauguré une méthode de règlement pacifique des conflits. “Les puissances sont solidaires dans la garantie à donner aux solutions qui sont convenues. On n’impose rien par la force”, décrit-il dans La Matinale de la RTS lundi.
Démonstration de force
Aujourd’hui, à l’inverse, ce sont les pratiques de domination qui ont les faveurs de certains dirigeants. “On a l’impression qu’aujourd’hui, on intervient par la force pour essayer d’imposer une condition sur les pratiques actuelles.”
“Il ya un recul en arrière de l’esprit de Locarno. C’est ce qu’il faut retenir”, souligne l’historien.
Locarno continue, à travers divers événements prévus jusqu’à la fin de l’année, à réfléchir à l’importance de ce Pacte dans la construction de la paix en Europe. Une paix aujourd’hui mise à mal.
Marie Giovanola/juma
