Le groupe I de la Coupe du Monde 2026 s’annonce déjà comme l’une des poules les plus relevées du tournoi. Aux côtés de l’équipe de Francele Sénégal et la Norvège formeront un trio d’adversaires redoutables, tandis que le barrage intercontinental a désigné l’Irak comme quatrième nation du groupe. Avec ce mélange de favoris et d’outsiders, chaque rencontre s’annonce intéressante et surtout révélatrice pour la suite. Les Bleus devront se préparer à un calendrier exigeant et à des confrontations face à des équipes de profils très différents, avec la Norvège qui apparaît comme l’une des plus impressionnantes sur le papier, sans aucun doute.
Le Sénégal, qui a enchaîné deux victoires convaincantes contre le Pérou (2-0) et la Gambie (3-1), ne cache pas son admiration pour la sélection norvégienne. En conférence de presse, le sélectionneur Pape Thiaw a souligné : « je pense que c’est une excellente équipe. Pour moi, en ce moment, c’est même la meilleure équipe européenne. Elle montre de très bonnes choses, même si elle a perdu son dernier match sans ses deux stars (défaite 2-1 contre les Pays-Bas, ndlr). » Ces propositions mettent d’emblée la pression sur tous les adversaires du groupe I et montrent que la Norvège est perçue comme une véritable menace par ses paires, plus simplement comme une équipe dépendante d’Erling Haaland. Face à ces adversaires de profils très différents, la France devra impérativement maintenir et même augmenter sa montée en puissance.
La Norvège, une machine offensive redoutable
La Norvège est incontestablement l’une des équipes les plus redoutables d’Europe actuellement. Avant sa courte défaite contre les Pays-Bas (2-1)elle restait invaincue depuis… octobre 2024, avec une série impressionnante en qualifications. Erling Haalandla star principale de cette formation cumule 55 buts en 49 sélections et un terminé meilleur buteur des qualifications pour la Coupe du Monde 2026 avec 16 réalisations en seulement 8 matchs. Didier Deschamps l’a reconnu au micro de M6 : « la Norvège a fait une campagne de qualification de très haut niveau, en marquant énormément de buts. Elle a beaucoup de qualités, athlétiques également. C’était la meilleure équipe dans le chapeau 3, cela prouve la qualité de cet adversaire ». Ces chiffres traduisent la capacité offensive phénoménale de la Norvège, capable de mettre en difficulté n’importe quelle défense, surtout physiquement.
L’équipe dirigée par Ståle Solbakken possède plusieurs profils dangereux. Devant, Haaland et Sorloth, tous deux dépassant 1,90 m, génèrent un danger permanent sur les centres et dans la surface. Leur compacité et leur jeu en duo permettent des deuxièmes ballons fréquents et des situations de frappe répétées. Même lorsque Haaland a été reposé ou absent, des joueurs comme Jørgen Strand Larsen ont montré qu’ils pouvaient maintenir la menace offensive. Les Norvégiens exploitent par ailleurs un pressing haut et des transitions rapides, rendant la défense adverse vulnérable en cas de perte de balle. Ce qui peut représenter un véritable danger pour les Bleus, même si Saliba et Upamecano disposent de qualités de relance impressionnantes.
Pourtant, des signes de fragilité apparaissent. Après la défaite face aux Pays-Bas (2-1), la Norvège a aussi été tenue en échec par la Suisse (0-0) lors d’un autre match amical du dernier rassemblement de mars. Malgré un bloc compact et la titularisation d’Haaland, l’équipe a manqué de fluidité dans les zones décisives et a buté sur un adversaire plutôt bien organisé. Ces performances mitigées, combinées à l’absence de certains joueurs clés comme Ødegaard, montrent que la sélection norvégienne n’est pas plus invincible et peut être contrôlée par une équipe bien préparée.
Un rassemblement de mars décevant côté norvégien
La France, elle, affiche une dynamique très rassurante. Les Bleus ont dominé leurs adversaires lors des derniers matchs amicaux en mars, battant successivement le Brésil (1-2) et la Colombie (1-3). Cette réussite s’accompagne de la construction d’un collectif solide, avec des automatismes qui se créent et une cohésion qui s’affirme entre les joueurs. Ce rassemblement a permis à Didier Deschamps de poser les bases d’un groupe confiant et surtout bien organisé, capable de répondre aux défis physiques et tactiques proposés par la Norvège.
Tactiquement, les Bleus disposent d’arguments pour contrer les atouts norvégiens. La vitesse et la créativité de Kylian Mbappé, Michael Olise et Ousmane Dembélé, alliés à la solidité défensive et à la polyvalence de l’effectif, proposent plusieurs solutions pour limiter les centres répétés et la présence aérienne des Scandinaves. Les transitions rapides et le travail collectif autour du milieu de terrain renforcent la capacité de l’équipe à contenir les offensives adverses, tout en gardant des options pour marquer en contre-attaque. De son côté, Erling Haaland avait déclaré après le tirage au sort via une story sur son compte snapchat, avec un message sobre : « la France et le Sénégal seront des adversaires redoutables ».
En clair, la question de savoir si la France doit réellement craindre la Norvège reste nuancée et dépendra de plusieurs facteurs… Les Scandinaves impressionnent par leur puissance offensive et la présence d’Erling Haaland, mais leurs récentes prestations révèlent certaines limites. Avant d’affronter les Bleus le 26 juin, la Norvège aura un dernier rendez-vous de préparation crucial contre la Suède le 1er juinqui constituera un test majeur pour évaluer leur état de forme et peaufiner certains détails. Les Bleus, forts de leurs victoires récentes, aborderont cette confrontation avec confiance malgré tout, tout en restant conscients que la Norvège peut se montrer redoutable.
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