Huit discours publics, six salutations, huit homélies, sept messes, parfois en quatre langues différentes (anglais, français, portugais et espagnol). Du Maghreb à l’Afrique centrale, onze villes africaines seront visitées.
En Algérie, au Cameroun, en Angola et enfin en Guinée équatoriale, le programme du voyage africain du pape Léon XIV est un marathon de visites, détaille Magazine Amérique. Un voyage très politique, rappelle le média catholique, le premier du souverain pontife sur le continent, où l’Église connaît une croissance plus rapide que partout ailleurs dans le monde et compte aujourd’hui 288 millions de membres, soit 20,3 % de la population catholique mondiale.
Cette tournée papale, prévue pour durer dix jours, a débuté le 13 avril par une visite de deux jours en Algérie, pays où l’islam est religion d’État et où moins de 1 % de la population est catholique. Le pape doit rencontrer cette communauté à la basilique Notre-Dame-d’Afrique. Mais le clou de sa visite sera Annaba, l’ancienne Hippone, vécut le fondateur de son ordre, saint Augustin, qui fut également évêque de la ville romaine.
À chaque étape, des messages politiques
Pour le pays maghrébin, cette première visite d’un pape constituant « un véritable coup diplomatique », commentaire Recueil arabe. La presse algérienne, à l’instar de L’Expression, célèbre « une première historique », où « Spiritualité et diplomatie se croiseront ». Pour le quotidien francophone, proche des autorités algériennes, cette visite pourrait aussi dynamiser le tourisme culturel et religieux, l’Algérie vantant à cette occasion une histoire marquée par « la succession des civilisations ».
Mais au-delà de ce satisfecit algérien, Recueil arabe souligne également que la France a de son côté demandé que le pape Léon XIV plaide pour le journaliste sportif français Christophe Gleizes. L’Archevêque d’Alger, M.gr Jean-Paul Falco, dont le rôle dans ce déplacement papal a été décisif, a régulièrement rendu visite au journaliste sportif, arrêté en 2024 et condamné à sept ans de prison pour “apologie du terrorisme”.
