« Ayez pitié de Patrice, il n’a juste pas le choix », résumé l’éditorialiste Peter Bruce dans l’hebdomadaire sud-africain Horaires du dimanche. « Magnat des mines, philanthrope, propriétaire d’un club de foot », le milliardaire Patrice Motsepe sera-t-il le prochain président du parti de libération de l’Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), et, peut-être, celui de l’Afrique du Sud ? Lui jure qu’il n’est pas intéressé, mais Peter Bruce l’assure : au sein du parti, « il n’y a simplement personne d’autre ».
Si le mandat du président sud-africain, Cyril Ramaphosa, à la tête de l’ANC arrive à son terme en 2027, la bataille pour sa succession est déjà lancée. En chute libre dans les urnes, le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid a été contraint de l’ancien gouvernement de coalition pour la première fois en 2024, à l’issue des élections générales, après avoir perdu sa majorité absolue au Parlement.
Souvent typique pour la lenteur de ses réformes, Cyril Ramaphosa, élu sur la promesse d’une rupture avec les années de corruption de l’ère Jacob Zuma (président de 2009 à 2018), affiche pourtant un bilan de plus en plus positif. Après des années dans le rouge, l’économie sud-africaine montre enfin des signes encourageants avant l’embrasement du Moyen-Orient. Mais son héritage sem

