En 2021-2022, où plus de 5,12 millions de femmes ont fait une mammographie de dépistage dans le cadre de ce dépistage organisé, le taux de détection de cancer a atteint 0,79 pour 100 femmes dépistées en France, indique Santé publique France (SpF). Mais « des taux plus élevés sont observés dans les Hauts-de-France et des taux plus bas dans les départements et régions d’Outre-Mer », qui sont « cohérents avec l’incidence géographique de ce cancer », note Santé publique France dans un panorama du programme de dépistage organisé pour 2021-2022.
Les Hauts-de-France en tête
Dans l’Hexagone, pour 100 femmes dépistées, le taux de cancers détectés varie de 0,69 (Provence-Alpes-Côte d’Azur) à 0,95 (Hauts-de-France). En Corse, ce taux apparaît plus bas (0,73 %) que la moyenne nationale (0,79 %), mais les comparaisons avec les autres régions sont jugées difficiles car le nombre de participants au dépistage est beaucoup plus faible. Outremer, La Réunion présente le profil le plus similaire à celui des régions de l’Hexagone, mais son taux de cancers détectés est plus bas (0,65 %). La Guadeloupe et la Martinique affichent des taux encore plus faibles (respectivement 0,36 % et 0,46 %).
En Guyane, le taux de cancers détectés peut « sembler élevé » (0,59 %), note SpF, mais le résultat est à interpréter avec précaution car la participation au dépistage y est « très faible ». Autre illustration des disparités : « les proportions de cancers de bons pronostics (cancers in situ et cancers invasifs de petite taille) sont plus élevées en Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur », deux régions « très urbanisées avec une forte densité médicale et technologique », selon l’agence sanitaire. Ce bilan a souffert de difficultés techniques dans la collecte d’informations individuelles et « certaines données manquantes, anormalement importantes, seront complétées » ultérieurement, précise cependant Santé publique France.


