Par Luc Bourrianne
Ils ne sont plus que « divers ». Parfois de droite ou bien de gauche, leur diversité est totale même si les plus « divers » sont sans doute ceux du centre. En cette fin d’hiver, ces « divers » pullulents, révélés par l’actualité municipale. Cela n’apporte aucune clarté aux débats électoraux. Et c’est bien le but de cette foule de candidats n’assumant pas des réalités militantes qui n’ont pourtant rien d’infamant.
Les partis politiques n’ont plus la cote. Au cours de cette campagne municipale, ils ont été effacés du débat électoral, parfois même par certains de leurs plus ardents militants. Que dans les petites communesles candidatures sont souvent présentées « sans étiquette » est entendue. Cela n’est ni nouveau, ni problématique.
Ce mode a désormais gagné les villes moyennes, voire les plus grandes villes de nos territoires. Ce paysage politique de 2026 sans parti est un paradoxe alors même que, depuis la dissolution de 2024, la France est gouvernée par ces mêmes partis. L’instabilité de l’Assemblée, la censure de Barnier, le vote de défiance de Bayrou, tous ces événements ont été décidés par des mouvements politiques, aujourd’hui effacés des panneaux électoraux de nos villes.
Il est probable qu’à quelques jours du printemps, les mentions des partis fleuriront à nouveau dès dimanche soir. Certains s’attribueront de prétendus « triomphes » que leurs électeurs auront facilités sans une parfaite conscience de la destination de leur vote. Le réveil pourrait être douloureux quand cette réalité s’étalera, cette fois, en grand.

