Par
Nicolas Zaugra
Publié le
C’est la grande surprise de l’organisation des prochains Jeux olympiques d’hiver 2030 qui se déroulent essentiellement dans les Alpes : la La métropole de Lyon accueillera finalement le « pôle glace » et d’autres infrastructures importantes de l’événement mondial. Après un bras de fer intenses et fatals à Nicequi a perdu le projet olympique, c’est la métropole lyonnaise qui a décroché à la dernière minute l’implantation des épreuves de hockey ou encore de patinage artistique.
Choix des patinoires d’entraînement, LDLC Arena, Eurexpo, organisation de la cérémonie d’ouverture ou encore village olympique : place désormais au choix précis des sites olympiques lyonnais qui doivent être prêts dans moins de quatre ans.
Toutes les épreuves de glace à Lyon sauf le patinage de vitesse
Concrètement, la métropole de Lyon doit accueillir les deux tournois de hockey (masculin et féminin), le patinage artistique, le short-track et le curling. Les épreuves de patinage de vitesse se dérouleront aux Pays-Bas, sur le site de Thialf, avec les infrastructures existantes. Il n’existe pas d’anneau en France et les organisateurs veulent désormais limiter au maximum les nouvelles constructions.
Désormais, le choix de Lyon « nécessite toutefois une poursuite rapide des analyses techniques et budgétaires de cette évolution », explique le Cojop, le comité d’organisation des jeux d’hiver.
La LDLC Arena pour les épreuves de hockey masculin
Le hockey sur glace, un sport très stratégique pour les JO d’hiver puisqu’il prix la moitié de la billetterie à lui seul, devrait se jouer à la Arène LDLC. La salle de spectacles et d’événements sportifs de la famille Aulas situé à Décines-Charpieu avec de sacrés atouts : accessibilité par les transports en commun, modernité de l’infrastructure, loges VIP pour les sponsors. Ses 16 000 places ont aussi joué en sa faveur.
Une patinoire d’entraînement pourrait également être installée. « Nous répondons sans aucune difficulté à l’ensemble du cahier des charges, avec notamment la jauge imposée de 10 000 places brutes minimum », nous explique Alexandre Aulas, patron de la salle.
Son coût de fonctionnement est ainsi « trois à quatre fois inférieur à celui valorisant à l’Allianz Riviera de Nice (finalement écarté du dossier) », selon Xavier Pierrot, directeur général délégué de la LDLC Arena.

Deux ans avant les JO, la salle pourra se préparer avec une mise en bouche très concrète puisqu’elle organisera des matchs de la Coupe du monde 2028 de hockey masculin.
Le hockey féminin à Eurexpo
Pour les épreuves féminines, dont la jauge est plus petite, les organisateurs étudient attentivement le site du parc des expositions d’Euroexpo situé à 25 minutes en tramway du métro D lyonnais.
Le site géré par GL Events, le groupe d’événementiel qui a déjà travaillé sur les JO de Paris 2024 pourrait également accueillir le centre de diffusion où travaillent les techniciens en charge des images distribuées aux chaînes de télé du monde entier ainsi qu’une autre patinoire d’entraînement.
Palais des Sports de Gerland, Halle Tony Garnier…
Dans le dossier étudié par les organisateurs figure également le palais des Sports de Gerland dans le 7ᵉ arrondissement. Les épreuves de curling et de short-track pourraient s’y tenir.
Autre monument lyonnais défendu par le maire Grégory Doucet : la Halle Tony Garnier. La candidate LFI aux municipales proposait d’utiliser cette grande salle municipale pour une fan zone.

La salle de concerts et de spectacles pourrait plutôt servir au patinage artistique avec une patinoire éphémère pour 10 000 spectateurs. La Halle organise déjà des spectacles sur glace depuis plusieurs années.
Enfin, la patinoire Charlemagne, dans le quartier de Confluence, devrait également accueillir des entraînements.
Bras de fer pour le futur village olympique
Le projet olympique prévoit également la construction d’un village pour loger les athlètes. Le maire de Lyon a déjà publiquement plaidé pour le quartier de Confluence.
Grégory Doucet défend une infrastructure en pleine ville, proche des sites sportifs et des transports en commun. Selon lui, les immeubles prévus pour 500 à 1 000 lits pourrait sortir de terre dans ce secteur qui est en train d’achever son urbanisation.
Mais là la présidente de la Métropole Véronique Sarselli s’y oppose et pousse les dossiers pour Décines-Charpieu (proche de l’Arena), Oullins-Pierre-Bénite ou Bron. C’est le Cojop qui décidera.

La place Bellecour pour les médailles ? Et les cérémonies ?
Et si les athlètes se voyaient remettre leurs médailles sur la place Bellecour, une publicité inédite et mondiale pour Lyon devant des centaines de millions de téléspectateurs ? Le scénario est à l’étude.
La cérémonie d’ouverturequant à elle, pourrait bien se dérouler au Groupama Stadium devant 60 000 spectateurs. En 2025, le patron des JO Edgar Grospiron évoquait publiquement un « projet ». Mais quid de celle de clôture devant se dérouler à Nice ? La ville étant rayée de la carte du projet olympique, Lyon pourrait aussi la récupérer. Cette semaine, Renaud Muselier, le président de la Région PACA, confiait « mort » l’organisation de l’événement final à Nice…
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