Les chances de Cole Caufield et de Lane Hutson de percer la formation américaine qui participea aux Jeux olympiques semblent péricliter avec les plus récents commentaires du directeur général Bill Guerin.
Le dirigeant des États-Unis et du Wild du Minnesota ne sélectionne que les joueurs pouvant distribuer des mises en échec. Selon lui, la robustesse et l’intensité primeront sur le talent offensif. Les joueurs qu’il aura choisis devront pouvoir faire les deux.
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Guerin se base sur la Confrontation des 4 nations, qui a été particulièrement musclée. Rappelons que les Américains ont été vaincus en finale du tournoi par les Canadiens, en février.
« Honnêtement, je ne crois pas que vous pouvez mettre en mots à quel point les matchs étaient serrés, at-il déclaré mercredi à The Athletic. (Il y avait) tellement peu de place pour manœuvrer. Ces joueurs élites peuvent tellement bien plaquer. Durant les matchs de la LNH, on ne leur demande pas toujours de faire ça, mais ils peuvent le faire. Ce n’est pas tout le monde qui peut jouer dans ces situations.»
« Peu importe leur talent offensif, si tu ne peux pas faire de mises en échec, ce tournoi n’est probablement pas pour toi. Il n’y a pas de place sur la patinoire», a appuyé Guérin.
Les officiels au hockey international sont généralement moins permissifs vis-à-vis des contacts physiques, ce qui peut entraîner de nombreuses pénalités pour les joueurs qui ne s’adaptent pas. Une punition majeure pour un combat, par exemple, entraîne la plupart du temps une exclusion.
Les joueurs du CH désavantagés
Parmi les meilleurs joueurs américains au niveau de l’attaque, les diminutifs Caufield et Hutson s’impliquent moins dans le jeu physique. Ils figurent respectivement au 12e et au 16e rang chez le Canadien de Montréal pour les mises en échec cette saison.
À la Confrontation des 4 nations, il n’y avait que quatre joueurs de moins de 6 pi 1 po, et aucun en bas de 5 pi 11 po.
Néanmoins, Guerin n’a voulu disqualifier personne, assurant qu’il allait devoir prendre des décisions ardues au cours du prochain mois.
«Les gars me font la tâche difficile, ce qui est très bien. C’est ce que tu veux. À la fin, tu dois faire ce que tu penses être le mieux. Le pire dans tout ça, c’est de dire aux joueurs qu’ils n’ont pas été sélectionnés. Ce sont de bons gars et de bons joueurs. Il y en a tellement qui pourrait être dans cette équipe, mais nous ne pouvons pas prendre tout le monde», a reconnu le DG américain.
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