Avec la carte des sites, l’environnement fait partie des dossiers qui cristallisent les tensions sur le projet des Alpes françaises 2030. Une commission dédiée entièrement à ces enjeux va se réunir, pour la première fois, ce mercredi 3 juin. Cette instance est prévue dans le statut du comité d’organisation des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver.
« Son objet principal est d’accompagner les décisions du Cojop sur le plan de l’environnement et la réduction de l’empreinte environnementale. Ce sont des enjeux clés », précise Elie Patrigeon, directeur impact, héritage et durabilité au comité d’organisation.
« Grande innovation »
Une vingtaine de personnes seront autour de la table. Elles représententront les parties prenantes (les deux Régions, l’État, les deux comités nationaux, olympique et paralympique), la Solideo (établissement en public en charge des infrastructures pérennes), les collectivités concernées, les sportifs issus de la commission des athlètes et des associations.
« La grande innovation (par rapport à Paris 2024, NDLR) est qu’on va également intégrer des représentants des partenaires », précise Elie Patrigeon au Dauphiné Libéré. Des chercheurs devront également entrer dans cette commission.
Un cadre général a déjà été fixé par l’État avec une feuille de route Environnement ,dévoilé à la mi-avril. « Nous démontrons que l’écologie n’est pas une variable d’ajustement de ces Jeux », avait alors insisté Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique. Le Cojop aura à décliner les 41 engagements de manière concrète avec l’aide de la commission. Des recommandations seront formulées par cette instance en sachant que celle-ci a un avis consultatif.

