Encore loin de la récolte record de 13 patineurs aux Jeux olympiques de 1988 à Calgary, le Québec compte sept patineurs au sein de l’équipe canadienne de longue piste, le deuxième plus haut total de l’histoire à égalité avec la représentation de 1984, où tous les représentants provenaient de la Belle Province.
Les vétérans Laurent Dubreuil, Valérie Dubreuil et Antoine Gélinas-Beaulieu sont de retour alors que Béatrice Lamarche, David La Rue, Cédrick Brunet et Rose Laliberté-Roy feront leurs débuts sur la scène olympique.
Entraîneur-chef du Centre national de l’Est du Canada et lui-même olympien comme patineur en 1988, Gregor Jelonek identifie trois facteurs pour expliquer cette présence à la hausse des patineurs québécois.
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«L’ouverture du Centre de glaces aide beaucoup les athlètes», a souligné celui qui vivra ses sixièmes Jeux comme entraîneur. «Certains patineurs ont atteint leur maturité et l’arrivée de Muncef (Ouardi) pour ce nouveau cycle olympique nous a permis de séparer les tâches et d’offrir un meilleur encadrement.»
Valérie Maltais est heureuse de cette plus grande présence québécoise au sein de l’équipe olympique. «On représente le Canada aux Jeux et il n’y a pas de guerre avec les autres provinces, mais il ya une fierté de voir sept Québécois sur l’équipe.»
Actuellement en Espagne pour un camp d’entraînement de vélo, Maltais, Gélinas-Beaulieu et La Rue étaient présents en visioconférence lors de l’annonce au Centre de glaces Intact Assurance.
«Une vague d’amour»
Médaillée d’or surprise le 4 janvier au 1000 m des sélections olympiques, performance qui lui a valu son billet pour Milan, Rose Laliberté-Roy flotte encore sur un nuage. «J’ai reçu une méchante vague d’amour et c’est plus long à redescendre de mon nuage, à-elle illustrée. Je vis un rêve. C’est plus concret avec la remise des vêtements de l’équipe olympique, mais ça va demeurer un peu abstrait tant que je ne serai pas sur le site des Jeux.»
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La garde rapprochée de Laliberté-Roy fera le voyage à Milan. «Mes proches ont réservé leurs billets après les sélections. C’est spécial qu’ils puissent être présents.»
Pas le favori, mais il croit en ses chances
Grand favori au 500 m à Pékin en 2022 où il a finalement terminé au pied du podium à des poussières de la médaille de bronze, Dubreuil est conscient qu’il ne se retrouve pas dans le siège du conducteur.
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«Je n’ai pas la pression d’être le favori, mais ça ne signifie pas que je ne crois pas en mes chances, a résumé le médaillé d’argent du 1000 m à Pékin. Avec Jordan Stolz qui est le grand favori et Jenning De Boo qui est très solide, il ne reste plus beaucoup de places sur le podium, mais j’ai confiance.»
«La meilleure position possible»
Forte d’une première médaille individuelle en carrière en Coupe du monde en novembre dernier à Salt Lake City, Lamarche peut-elle espérer monter de nouveau sur le podium en Italie à l’épreuve du 1000 m ?
«Parce que je ne suis pas sur le podium depuis 10 ans et que j’ai éclos cette année, je ne suis pas attendue aux Jeux. Sans pression et dans une excellente forme, je me retrouve dans la meilleure position possible. En raison de mon classement dans le top 5 au classement cumulatif, je vais avoir le privilège de patiner avec les meilleures filles au monde dans les dernières paires.»
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