Un passager a obtenu une réparation après un vol retardé par la compagnie TAP Air Portugal. Le tribunal de Vigo reconnaît un moral et lui accorde 773 euros pour avoir manqué un match olympique préjudice jugé “unique et irrépétible”.
Un habitant de Vigo (Espagne) a obtenu gain de cause face à une compagnie aérienne après avoir manqué une épreuve de Tennis lors des Jeux olympiques de Paris 2024, en raison de retards sur son vol. Cette situation lui a fait perdre ses billets pour le match entre Carlos Alcaraz et le Néerlandais Tallon Griekspoor.
Un tribunal de la ville située sur la côte nord-ouest de l’Espagne a ordonné à la compagnie TAP Air Portugal de lui verser près de 800 euros de dédommagement.
Selon la plainte déposée par cet homme, il s’agissait d’un événement “unique et irrépétible”. C’est pour cette raison qu’il réclamait des dommages et intérêts pour le préjudice moral subi, rapporte Le périodique ce vendredi 10 avril 2026.
“La plaignante a perdu la quasi-totalité d’une journée de vacances et n’a pas pu assister aux épreuves sportives du 29 juillet 2024, un événement unique et irrépétible des Jeux olympiques, le plus grand événement sportif mondial, qui a lieu tous les quatre ans. Cela lui a causé un préjudice moral important, non seulement en raison de la perte de cet événement exceptionnel, mais aussi à cause des heures de stress, d’inconfort et de désagréments subis à l’aéroport, où il est resté de 16h30 à 17h45.”
“Le préjudice moral est jugé suffisamment établi”
N’acceptant qu’un remboursement de 500 euros pour les deux vols retardés, la compagnie a demandé le rejet d’une partie de partie de la plainte, celle concernant le match auquel le plaignant n’a pu assister.
Mais le tribunal a rejeté cet argument et a condamné la compagnie à verser 200 euros de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi par le plaignant du fait de l’attente à l’aéroport. Ce qui porte le montant total de l’amendement à 773 euros.
“Le préjudice moral est jugé suffisamment établi au vu de la description des conditions vécues par le plaignant, notamment la détresse raisonnable et justifiée due à l’attente de plusieurs heures. Le départ était prévu à 6h00, mais le vol n’a finalement décollé qu’à 17h45, après de multiples retards. Cela n’a été possible que parce qu’il a pu acheter un billet auprès d’une autre compagnie aérienne ; sans cela, il aurait dû attendre le vol de remplacement proposé par la compagnie aérienne à 20h25”, a conclu le tribunal.

