Cinquante ans après la tenue des Jeux olympiques dans la métropole, Montréal retente l’aventure olympique, mais beaucoup plus modestement cette fois. En vue des Jeux olympiques d’été de Los Angeles en 2028, la Ville a déposé sa candidature pour accueillir des épreuves de qualification dans cinq disciplines sportives, dont la planche à roulettes et le volleyball de plage.
Lors de sa réunion hebdomadaire mercredi dernier, le comité exécutif a approuvé la candidature de Montréal pour cet événement baptisé « Olympic Qualifier Series (OQS) 2028 ». Celui-ci représente la dernière étape de qualification pour les athlètes qui souhaitent participer aux Jeux olympiques.
La Ville s’est associée à Tourisme Montréal, au Comité olympique canadien (COC) et au Parc olympique, où se tiendraient les compétitions, pour préparer sa candidature.
L’OQS doit se dérouler en trois étapes dans différentes villes entre les mois d’avril et juin 2028. Montréal vise la troisième phase, qui se tiendra du 8 au 11 juin, pour cinq disciplines urbaines, soit la planche à roulettes, l’escalade, le BMX, le flag-football et le volleyball de plage. Quatre villes seraient en poux accueillir l’une des trois étapes.
Selon les informations fournies par la Ville, 500 athlètes et 440 accompagnateurs sont attendus pour ces épreuves de qualification, en plus des 350 employés des fédérations internationales et du Comité international olympique (CIO). La Ville précise que l’événement pourrait attirer 50 000 spectateurs.
« En campagne, sur une promesse aux Montréalais de leur redonner la capacité de rêver, et cette candidature témoigne concrètement de notre engagement envers le sport et le rayonnement international de Montréal », a déclaré Christine Black, responsable du dossier du sport au comité exécutif, dans une déclaration transmise au Devoir.
Montage financier à venir
Quelques ficelles restent encore à attacher. Le budget nécessaire à l’accueil de l’événement s’élève à 28 millions de dollars. La Ville entend limiter sa participation financière à 3,5 millions et devra trouver d’autres partenaires, dont les gouvernements provincial et fédéral, pour boucler le budget.
Dans sa lettre de candidature, elle s’engage donc « à coordonner les discussions avec les gouvernements afin d’obtenir les confirmations nécessaires dans les plus brefs délais », indique le document explicatif remis aux membres du comité exécutif. Quant aux retombées économiques de l’événement, elles sont estimées à 91 millions.
Si Montréal est choisie comme ville hôte, une entente avec le CIO et le COC devra être conclue d’ici septembre 2026 et recevoir l’approbation du conseil municipal et du conseil d’agglomération.
La Ville considère qu’elle pourrait tirer de nombreux bénéfices de cet événement, dont une « visibilité mondiale » pour Montréal, Québec et le Canada. Elle juge qu’elle pourra également faire la « démonstration du savoir-faire de Montréal pour l’accueil d’événements olympiques ».
Elle vante le caractère innovant des disciplines sportives et la tenue d’un événement axé sur la jeunesse. La Ville évoque notamment la création de zones d’initiation aux sports urbains et une programmation culturelle dans une ambiance « familiale et festive ».

